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Le ministre André Fortin refuse de relancer le débat sur le virage à droite au feu rouge

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Photo d'archives Simon Clark Le ministre des Transports, André Fortin.

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N’en déplaise aux cyclistes et à différents groupes qui ont été entendus en commission parlementaire, le ministre des Transports, André Fortin, n’a pas l’intention de relancer le débat sur le virage à droite au feu rouge.

« On n’a pas l’intention de changer les paramètres du virage à droite, que ce soit pour les véhicules ou pour les cyclistes », a signalé le ministre Fortin à notre Bureau parlementaire, alors que se terminaient hier les consultations sur le projet de loi 165 visant à réformer le Code de la sécurité routière.

Auditions

Si le projet de loi prévoit des amendes cinq fois plus salées pour les cyclistes et des sanctions encore plus importantes pour lutter contre le cellulaire au volant, rien n’est prévu en ce qui concerne le virage à droite.

Il en a toutefois été longuement question lors des auditions de différents groupes venus représenter les piétons et les cyclistes.

L’organisme Vélo Québec est notamment venu plaider pour que les cyclistes soient autorisés à effectuer les arrêts comme s’il s’agissait d’un céder le passage. Dans son mémoire, Vélo Québec a aussi proposé que le virage à droite demeure interdit aux véhicules sur l’île de Montréal, mais qu’il soit autorisé pour les cyclistes.

La PDG de Vélo Québec, Suzanne Lareau, a notamment exposé que le virage à droite au feu rouge permet aux automobilistes d’économiser en moyenne seulement 15 secondes par jour, et deux à trois litres d’essence par année.

Il s’agit d’une mesure « assez peu efficace pour l’économie d’énergie, assez peu efficace sur l’économie de temps », a indiqué dans le même sens Jeanne Robin, co-porte-parole de Piétons Québec, un organisme qui a recommandé aux élus d’interdire le virage à droite au feu rouge « sur l’ensemble du territoire québécois ».

À l’instar de Vélo Québec, Piétons Québec est venu déplorer que 15 ans après l’autorisation du virage à droite au feu rouge, les craintes exprimées par la Santé publique se sont avérées : on compte maintenant 70 blessés par année de plus au bilan routier en raison de cette mesure. Qu’à cela ne tienne, le ministre préfère s’en tenir au statu quo. M. Fortin s’attend d’ailleurs à ce que le projet de loi soit adopté rapidement. « Ça semble être un projet de loi qui, de façon générale, semble très bien reçu par les partis d’opposition », a constaté le ministre des Transports.