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Des chaînes de Cara s’amènent au Québec

St-Hubert sera chargé de piloter leur implantation

Le président et chef de la direction du Groupe St-Hubert, Pierre Rivard, participait, mercredi, à un événement de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Il a expliqué que Cara tirera profit de l’expertise acquise au Québec par St-Hubert.
Photo Philippe Orfali Le président et chef de la direction du Groupe St-Hubert, Pierre Rivard, participait, mercredi, à un événement de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Il a expliqué que Cara tirera profit de l’expertise acquise au Québec par St-Hubert.

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Deux ans après leur acquisition par Cara, les Rôtisseries St-Hubert ont le vent dans les... ailes. Après l’expansion d’Harveys au Québec, la marque pilotera bientôt l’importation d’autres bannières. New York Fries, Bier Markt et autres Milestones pourraient ainsi bientôt faire leur apparition au Québec.

Et c’est nul autre que l’équipe actuelle de St-Hubert qui a été mandatée par la haute direction torontoise de Cara pour diriger l’expansion ou l’arrivée de ces différentes marques dans la province.

« C’est unique au Québec d’avoir [une bannière] qui a ces responsabilités. Les Québécois ont des habitudes différentes, alors Cara utilise notre succès et l’expertise de l’équipe en place pour assurer la croissance de l’entreprise », a expliqué le président et chef de la direction du Groupe St-Hubert, Pierre Rivard, en marge d’un événement de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Il s’agit d’un mandat « énorme » qui témoigne de l’intérêt de Cara pour le marché du Québec, a-t-il ajouté.

Déjà, son équipe est chargée de poursuivre le déploiement de Harveys au Québec. Plus de 50 nouveaux restaurants de cette marque devraient ouvrir au cours des prochaines années au Québec. « On a des St-Hubert Express, avec Harveys, ça nous donne l’opportunité d’aller dans de petits marchés où on n’aurait pas pu aller », en ouvrant des restaurants où coexistent les deux bannières, dit-il.

Hausse du salaire minimum

Parmi les autres défis qui attendent St-Hubert, la hausse du salaire minimum n’est pas à négliger, reconnaît M. Rivard. Toutefois, l’entreprise fait aussi face à une pénurie de main-d’œuvre et doit donc travailler fort pour attirer et retenir ses employés. Elle n’envisage pas de mises à pied.

« Il faut laisser le temps aux entreprises de s’ajuster. Ce n’est pas une question de mois, mais bien d’années », a-t-il plaidé, alors que Québec fera passer à 12 $ le salaire minimum en mai.

« Lorsque le salaire minimum augmente, le salaire de son superviseur devra également être ajusté, explique-t-il. L’impact que ça peut créer – et c’est ce qu’on ne veut pas faire –, c’est une hausse des prix pour les consommateurs. C’est très dangereux. Il faut être très prudent. »