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Les Premières Nations veulent leur part du G7

Pour Konrad Sioui, l’événement est une occasion de montrer le savoir-faire autochtone

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Photo Daniel Mallard Le grand chef huron-wendat Konrad Sioui participait, le 28 janvier dernier, au Pavillon de la jeunesse, à une soirée de recueillement spirituel en mémoire des victimes de la tuerie de la grande mosquée de Québec.

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Les nations autochtones veulent une place concrète dans l’agenda du sommet du G7 à Charlevoix. « Le petit indien de service, ça ne fonctionne plus », prévient le grand chef huron-wendat Konrad Sioui, qui souhaite « assurer un legs pour les communautés ».

Le chef de Wendake invite le gouvernement à aller au-delà des préjugés et à faire une place aux nations autochtones dans la tenue du sommet qui se tiendra en juin à La Malbaie.

« On ne veut pas juste être là pour une cérémonie qui ouvre la rencontre et une autre qui la ferme. [..] Est-ce que vous voulez entendre juste des chants et des prières ou vous voulez voir qui sont vraiment les Premières Nations », lance Konrad Sioui, décidé à convaincre le gouvernement du sérieux de la démarche.

Cette sortie du responsable autochtone s’est faite en marge de deux journées de rencontres entre les Premières Nations et le sous-ministre à l’organisation du G7, Peter Boehm. Satisfait par l’ouverture démontrée par le gouvernement, Konrad Sioui assure qu’il sera attentif à l’avancement du dossier.

« On ne peut pas seulement être passif, attendre et espérer pour le mieux. Le legs, on va aller le chercher nous-mêmes, le travail, on est prêt à le faire », indique le grand chef huron-wendat, qui propose la « création d’emplois, de programmes de formations ou de nouvelles opportunités » pour les Autochtones canadiens.

L’Appel a été entendu

Peter Boehm confirme que l’appel des Premières Nations a été entendu par le gouvernement et que la question des retombées de l’après-G7 sera étudiée.

C’est le début d’une conversation qui devra durer après le sommet aussi. On souhaite qu’il y ait des retombées, notamment des retombées économiques pour des entreprises autochtones », explique le « sherpa » nommé par Justin Trudeau pour organiser le sommet international.

Sécurité en développement

De passage à Québec, le sous-ministre a aussi précisé que le travail d’organisation du sommet se déroulait rondement. En matière de sécurité, les premières menaces d’un groupe anti-capitaliste envers Québec la semaine dernière n’ont pas surpris Peter Boehm outre mesure.

« Il y aura toujours des groupes violents qui sont contre tout », rappelle le sous-ministre, qui a pu discuter de la question avec le maire Régis Labeaume dernièrement.

Si ce dernier disait craindre que la facture « soit refilée à Québec », impossible d’obtenir des précisions sur cet aspect auprès du gouvernement. « Nous n’avons pas discuté des questions budgétaires avec le maire Labeaume. Nous avons discuté de sécurité », s’est contenté de répondre Peter Boehm.