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[VIDÉO] Ce jeu d’arcade peut vous brûler, vous fouetter et vous électrocuter, pour votre plus grand plaisir...

Avis aux «gamers» aux tendances sado-maso...

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Deux Montréalais ont conçu une borne d’arcade multisensorielle qui inflige des douleurs intenses aux joueurs qui se font marquer des points.

Ce jeu, nommé PANG PANG, a été mis au point par Laurence «Baz» Morais-Lagacé (connu pour ses nombreuses réalisations de vidéoclips) et Olivier «O.G.» Guillemette (le cerveau derrière Gros joueurs, une organisation ayant pour but de faire rayonner la culture vidéoludique auprès du grand public).

Librement inspiré du classique Pong, il permet à deux joueurs de s’affronter dans un duel sans merci où les joueurs seront punis au fil de leurs échecs.

Rappelons que dans Pong, chacun des joueurs doit manœuvrer horizontalement une palette pour faire rebondir une petite balle au-delà de la palette de son adversaire.

Chaque fois que cela se produit, celui qui a envoyé la balle au fond sans que l’autre joueur puisse toucher la balle marque un point, comme au tennis.

La différence, ici, c’est que chaque joueur doit placer sa main gauche sur une plaque punitive et qu’au-delà des palettes se trouve une zone de châtiments où la balle peut percuter une des trois douleurs activables: le feu (qui fait chauffer la main de celui qui se fait marquer un point), l’éclair (qui lui donne une décharge électrique) et le fouet (qui lui fouette le dos de la main avec un bâton de plastique).

Photo Courtoisie William Mazzeloni / Gros Joueurs

(Note du gars qui écrit le texte: pour l’avoir essayé, le fouet est nettement le pire, surtout dans le tapis et à répétition...)

Il y a deux manières de gagner: aux points, quand on atteint un total de 15 points, ou par abandon, quand son adversaire retire sa main meurtrie (ça peut aller de «rougie», à «ecchymosée», à «légèrement ensanglantée», selon ce que j’ai pu constater...) de la plaque de punitions.

Une machine unique... mais pas originale

Quand j’ai demandé aux concepteurs où ils avaient bien pu dénicher une telle idée, ils ont été honnêtes: ils ne l’ont pas eue.

Comme ils le racontent dans la vidéo ci-haut, ils ont joué à un jeu similaire dans un événement il y a une dizaine d’années. 

Fascinés par le concept, ils ont retrouvé les créateurs du PainStation original dans l’espoir de pouvoir mettre la main sur une borne d'occasion, ou du moins, pour l’emprunter temporairement.

Photo Courtoisie William Mazzeloni / Gros Joueurs

Les Allemands de la firme /////////fur//// art entertainment interfaces ont aussi été francs avec eux: ils n’avaient aucune intention de leur vendre, louer ou prêter une machine. La seule solution restante pour nos compatriotes: adapter le concept!

C’est ce qu’ils ont fait (avec beaucoup d’aide de divers spécialistes), pendant plusieurs mois, en engloutissant plusieurs milliers de dollars dans l’aventure.

Au bout du compte, ils ont mis au courant les Teutons de /////////fur//// de leurs intentions. Ces derniers, étonnés de l’enthousiasme et de la motivation de nos deux crinqués, ont non seulement donné leur aval au projet, mais ont également entamé des discussions en vue d’une éventuelle collaboration.

Nous voilà donc, plusieurs mois plus tard, à Montréal, avec une belle machine flambant neuve de PANG PANG, prête à démolir les mains des gamers aux tendances légèrement autodestructrices.


Si vous rappeler que vous êtes vivants grâce à une bonne dose de douleur vous intéresse, soyez aux Nocturnes du MAC, vendredi, de 20 h à 2 h, pour la première présentation publique du PANG PANG.

PANG PANG @ Nocturnes du MAC
Vendredi 16 février
Musée d’art contemporain
20 h à 2 h