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Encore de l’incertitude au poste de quart-arrière

Encore de l’incertitude au poste de quart-arrière
Photo Chantal Poirier

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MONTRÉAL - Si le plan des Alouettes de Montréal a été respecté à l’ouverture du marché des joueurs autonomes avec l’ajout de très bons éléments défensifs, l’incertitude demeure autour du joueur-clé de l’équipe : le quart-arrière.

«Il reste encore à trouver ou à développer un pivot, mais ce n’est pas évident, a lui-même reconnu Patrick Boivin, président et chef de la direction des Alouettes, jeudi. Il y a trois ou quatre très bons quarts-arrière dans la Ligue canadienne de football (LCF) et ils sont tous sous contrat. Après ça, tu tombes dans une moyenne. Si nous sommes capables de bien encadrer le quart, avec une bonne ligne offensive par exemple, nous devrions être capables de tirer notre épingle du jeu.»

Pour l’heure, le but des Alouettes était d’ajouter des joueurs d’impact en défensive, ce qu’on a fait avec Mitchell White, Tommie Campbell et Jamaal Westerman, entre autres.

«On a déjà comblé énormément de lacunes qu’on avait ciblées, soit dans la tertiaire ou sur la ligne défensive, a poursuivi Boivin. Il fallait qu’on soit capables et on a réussi à aller chercher des pièces importantes qui viennent définir l’identité défensive qu’on veut avoir.»

Pour la suite, on parle d’un «effet domino» et de la possibilité d’obtenir du talent offensif en provenance des États-Unis.

Josh Freeman, un sauveur?

Au poste de quart-arrière, le nom de l’ancien de la NFL Josh Freeman a résonné fort en janvier lorsqu’il a conclu une entente de deux saisons avec les Alouettes. Rien ne garantit toutefois qu’il sera en mesure de livrer la marchandise. Il devra sans doute devoir s’adapter au jeu de la LCF.

«Ça va être une adaptation, prévient ainsi le centre québécois Luc Brodeur-Jourdain. Je pense que dans sa tête, il a l’ambition d’arriver dans la Ligue canadienne et de bien performer. La réalité, c’est que les couvertures sont différentes en défensive de ce côté-ci de la frontière. Je suis persuadé que la présence de gars comme Drew Willy ou Matthew Shiltz, deux quarts-arrière qui ont eu de l’expérience avec nous l’an dernier, va être un apport important pour monsieur Freeman.»

Créer une chimie

Chez les récents ajouts, Brodeur-Jourdain est heureux de revoir White, un ancien coéquipier qui vient de remporter la Coupe Grey deux fois plutôt qu’une, soit avec Ottawa (2016) et Toronto (2017). Un grand défi pour les Alouettes sera maintenant de créer une chimie malgré l’arrivée de plusieurs nouveaux éléments, dont l’entraîneur-chef Mike Sherman.

«On a une équipe qui n’a pas beaucoup d’expérience ensemble, a convenu Brodeur-Jourdain. Si on regarde historiquement dans le point de vue du football, plusieurs équipes ayant gardé un noyau de joueurs intact ont eu tendance à remporter des championnats. On n’a qu’à prendre l’exemple des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, dans la NFL, ou encore celui des Alouettes dans les années 2000.»

Le prochain camp d’entraînement des Alouettes, prévu dès le mois de mai, sera d’autant plus important.