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Encore loin de la médaille d’or

Le Canada n’a laissé aucune chance à la Suisse dans un gain de 5 à 1

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GANGNEUNG | Au cours des dernières semaines, on a eu plusieurs interrogations par rapport à la composition de la formation canadienne. On se demandait notamment si elle avait les éléments pour permettre au pays de remporter une troisième médaille d’or olympique consécutive.

Hier soir, heure de Pyeongchang, les hommes de Willie Desjardins ont répondu à plusieurs questions dans leur victoire convaincante de 5-1 contre la Suisse. Il demeure qu’il reste encore du boulot à faire pour monter sur la première marche du podium.

Dans l’ensemble, le jeu collectif du Canada a été bien structuré. Ce qui semble clair, c’est que les défenseurs seront le baromètre de cette équipe. Ils ont été très efficaces dans la relance de l’attaque canadienne et ils n’hésitent pas à appuyer les attaquants dès qu’ils en voient l’opportunité. Plusieurs laissent aller leur instinct offensif, comme c’est le cas du Québécois Maxim Noreau.

« On est concentrés sur la façon qu’on exécute notre système et pas les résultats, a expliqué Maxim Lapierre. Contre la Suisse, on a joué dans le système et ç’a payé.

« C’était juste le premier pas. On a une base de données sur laquelle on peut bâtir et s’améliorer de match en match. »

L’entraîneur Willie Desjardins abondait dans le même sens.

« C’est un bon départ, a-t-il mentionné lors de son point de presse d’après-match. On a eu besoin de l’effort de tous les joueurs. Je crois qu’on a eu un excellent rendement de plusieurs joueurs. »

Une affaire de fierté

Il y a une chose que les joueurs de l’édition actuelle d’Équipe Canada ont en commun avec celles des autres olympiades : la fierté.

On dirait que c’est contagieux à tous les niveaux. Lorsqu’un athlète endosse l’uniforme de l’unifolié, il n’a qu’un objectif, la médaille d’or, mais il est surtout prêt à accepter son rôle sans broncher.

L’élément fierté est encore plus fort aux Jeux de Pyeongchang en raison de l’absence des joueurs de la LNH. La bande du capitaine Chris Kelly a quelque chose à prouver aux amateurs du Canada et à eux-mêmes.

Ils veulent démontrer qu’ils sont capables de remporter l’or même s’ils n’évoluent plus dans le circuit Bettman. C’est un défi intéressant.

Le mystère Bourque

Lors du match de jeudi, le premier trio était composé de Derek Roy avec René Bourque et Gilbert Brûlé comme ailiers. Cette combinaison a fait des flammèches dès les premières minutes de jeu.

Bourque, qui a été un mal aimé chez les partisans du Canadien pendant quelques saisons, a marqué deux buts en étant au bon endroit sur la glace. On a l’impression de se répéter dans son cas, mais le talent est là.

Toutefois, trop souvent, son effort n’est pas constant. Ce qui fait de lui un joueur ordinaire tout au plus. Par contre, lorsqu’il décide de pousser la machine, il donne l’impression qu’il pourrait encore jouer dans la LNH.

Willie Desjardins doit espérer que le Bourque qui a inscrit deux buts lors du premier match se présente jusqu’à la fin du tournoi.


Dans les autres résultats, la Finlande a vaincu l’Allemagne au compte de 5 à 2 alors que la Suède a blanchi la Norvège par la marque de 4-0. Puis, à son premier match dans l’histoire de son pays, la Corée s’est inclinée 2-1 contre la République tchèque.