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Grand-mère volée sur son lit de mort

Sa petite-fille veut retrouver la bague dérobée

Vol bague mort
Photo courtoisie Nathalie Coutu, une femme de la Montérégie, souhaite qu’on lui retourne la bague volée sur la dépouille de sa grand-maman Yvonne. 

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Une femme de la Montérégie est outrée par la légèreté avec laquelle est traitée la disparition de la bague de mariage que portait sa grand-mère depuis 70 ans lorsqu’elle est décédée à l’hôpital.

« Quand on m’a dit que leurs politiques avaient été respectées et que c’était à la police de faire enquête, moi ça m’a choquée », rapporte Nathalie Coutu, la petite-fille d’Yvonne Bérard Coutu.

Au lendemain de la cérémonie funéraire pour sa grand-mère décédée le 28 janvier dernier à l’Hôpital du Haut-Richelieu, elle ne comprenait toujours pas comment le jonc d’or blanc a pu se volatiliser.

Soupçons

« Au moment de son décès, son doigt était extrêmement enflé et on ne pouvait pas retirer la bague. On l’a laissée là, affirme Mme Coutu. Quand le salon funéraire est venu récupérer le corps, quelques jours plus tard, elle était disparue. »

Sa première réaction a été de suspecter les gens ayant accès à la morgue, ce que rejette le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Centre.

« Nous avons rencontré le personnel qui était présent et visionné les bandes vidéo de la caméra de sécurité du corridor. Rien ne nous permet de soupçonner quelqu’un », dit Martine Lesage, porte-parole du CISSS.

Nathalie Coutu reste horrifiée que quelqu’un se soit acharné à voler la bague de sa grand-maman sur son lit de mort.

« J’espère que la personne se rendra compte du tort qu’elle a causé et retournera la bague », mentionne la femme de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Valeur sentimentale

Ce n’est pas pour sa valeur marchande qu’elle souhaite retrouver le bijou, évalué à moins de 200 $, mais bien pour la place importante qu’il occupe dans la famille.

Surnommée « Mimi », Yvonne Bérard Coutu l’a porté de son mariage, le 7 février 1948, jusqu’à son décès.

« Toute petite, je m’amusais à faire tourner la bague autour de son doigt. Ma fille de huit ans le faisait aussi. Je l’imaginais très bien la porter quand elle serait grande », confie Mme Coutu.

Se sentant abandonnée, elle a sollicité l’aide du public au moyen d’une publicité en début de semaine.

« Plusieurs personnes m’ont envoyé des photos de bagues à vendre sur internet, mais sans succès jusqu’à présent. J’espère encore qu’on la ramènera », conclut-elle

► La bague peut être retournée par la poste au Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu.