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Une relance de trop à Daytona

Le Québécois Alex Labbé privé d’un top 10 par une vulgaire panne d’essence

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DAYTONA BEACH | À ses débuts à Daytona, hier, Alex Labbé était en voie d’accomplir l’exploit de rallier l’arrivée parmi les 10 premiers, mais une panne d’essence est venue ruiner ses efforts en fin de parcours.

Cette course folle, marquée par 12 drapeaux jaunes, a exigé... 23 tours de plus que les 120 initialement prévus.

La cinquième prolongation aura été de trop pour le pilote de Saint-Albert, qui occupait la huitième position avant sa déveine.

Une halte imprévue dans les puits de ravitaillement, alors que le drapeau vert était déployé pour la dernière fois de la journée, lui aura été nécessaire pour reprendre la piste.

Labbé, qui s’était élancé de la 22e position sur la grille de départ, sera finalement classé au 24e rang, à un tour du vainqueur, Tyler Reddick.

« Décevant vous dites ? Vous ne savez pas comment, a-t-il déclaré en entrevue au Journal. Je prenais de plus en plus d’assurance au fur et à mesure que j’accumulais les tours rapides.

« Mais je savais aussi que plus la course se prolongeait, plus les risques de manquer d’essence étaient élevés. J’ai tout tenté pour réduire la consommation de carburant pendant les drapeaux jaunes en coupant le moteur, mais ce ne fut pas suffisant.

« C’est tellement dommage d’en arriver à un tel résultat. Notre équipe [AM Prime Racing] méritait un meilleur sort. Mon chef d’écurie [Mario Gosselin] et toute son équipe m’ont préparé une voiture très compétitive. »

Mission accomplie

Labbé s’était donné comme objectif de voir le drapeau à damier à sa première épreuve sur un anneau de vitesse de deux milles et demi et, surtout, de rapporter sa Camaro en un morceau. Ce qu’il a réussi avec panache.

Mais, si c’est mission accomplie pour lui, il ne cache pas qu’il est resté sur son appétit.

« C’est vrai que je vous avais dit que mon but c’était de terminer la course, mais quand vous vous retrouvez huitième avec deux tours à faire, vous en souhaitez davantage.

« Je vous assure que si je n’avais pas manqué d’essence à la fin, j’aurais tout fait pour pousser au maximum, a-t-il poursuivi. Peut-être se serait-il passé quelque chose ? Pour moi, ça ne pouvait rester là, j’étais tellement motivé... »

À la demande de Gosselin, son coéquipier Josh Williams (22e à l’arrivée) s’est placé derrière le bolide de Labbé pour le pousser jusqu’au puits de ravitaillement avant l’ultime relance. S’il ne l’avait pas fait, peut-être que le Québécois aurait provoqué une autre prolongation en s’immobilisant sur le circuit ? Qui sait ?

Ce n’est que partie remise

Peu importe ce résultat au goût amer, Labbé a fait preuve d’une dextérité incroyable en évitant la casse devant lui en maintes occasions, dont un carambolage impliquant 18 bolides.

« Courir à Daytona, c’est malade, a-t-il conclu. Des voitures devant, à gauche et à droite, à ces vitesses aussi élevées, il faut être un peu fou. Mais j’ai tripé comme jamais et j’ai tenu le coup. »

Ce n’est que partie remise pour le pilote de 24 ans dont les coups d’éclat sont proches. La bonne nouvelle, c’est qu’il aura la chance de se racheter dès la semaine prochaine à Atlanta.