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Un cauchemar qui dure depuis 10 ans

Elle demande à la Sûreté du Québec d’intervenir dans l’enquête

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Photo Agence QMI, Joël Lemay Nathalie Bergeron (à droite), la sœur de Marilyn, était présente à la conférence de presse dimanche à Montréal.

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Les membres de la famille de Marilyn Bergeron supplient le public de ne pas laisser tomber leur fille disparue il y a dix ans et implorent la Sûreté du Québec de prendre le relais dans les recherches. 

« On se sent abandonnés. Elle a peut-être été assassinée. Nous, on le vit comme un homicide, mais sans pouvoir faire notre deuil », laisse tomber Andrée Béchard, la mère de Marilyn (à droite). 

« La réalité, c’est que l’enquête est toujours à la case départ, dix ans plus tard », ajoute-t-elle. 

L’hypothèse qui a rapidement été retenue par le Service de police de la Ville de Québec, responsable du dossier depuis le départ, est celle du départ volontaire suivi d’un suicide.

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JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Hier, deux portraits différents de vieillissement de la femme, qui aurait 34 ans, ont été dévoilés (voir ci-dessous). Plus de 80 nouvelles informations ont été vérifiées dans la dernière année, selon Me Marc Bellemare, qui représente la famille depuis un an.
 
« On le sait que des gens savent des choses. Pourquoi ne le dites-vous pas ? implore Mme Béchard. La famille veut savoir ce qui s’est passé. »

Voici la genèse de la disparition de Marilyn Bergeron.

Portraits de vieillissement

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Photo courtoisie

La disparition

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Photo d'archives

Marilyn Bergeron quitte Montréal de façon précipitée le 10 février 2008. Elle confie à des proches qu’elle a « peur » d’y rester, elle qui habite la métropole depuis trois ans. La femme de 24 ans déménage chez ses parents à Québec six jours plus tard. Le matin du 17 février 2008, Marilyn sort faire une promenade. La jeune femme est aperçue dans une Caisse Desjardins de Loretteville vers 11 h, une vidéo captant la scène (photo à droite). Elle est vue pour la dernière fois dans un Café Dépôt de Saint-Romuald vers 16 h, à 20 kilomètres de la résidence familiale. Une caissière affirme se rappeler son air « déprimé » et son « empressement » à quitter les lieux.

Les recherches

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Photo courtoisie

En 2010, son père, Michel Bergeron, mène des battues dans le bois sans la collaboration des policiers, près du Café Dépôt de Saint-Romuald. Il retrouve une tasse à café et un sac à dos qu’il croit appartenir à sa fille. Sa conjointe et lui ont déboursé plus de 100 000 $ et ont entrepris plus de 60 voyages pour suivre différentes pistes. La sœur de Marilyn, Nathalie, a parcouru les rues de Toronto en 2013, une démarche portée à l’écran dans un documentaire. Elle poursuit d’ailleurs le même exercice dans les rues de Montréal (photo en haut à droite) La récompense initiale de 10 000 $ pour des informations pertinentes a été triplée pour être portée à 30 000 $ (photo au bas à droite). Les recherches reprennent en 2016 près du Café Dépôt, où le SPVQ érige un poste de commandement. Tous les efforts déployés l’ont jusqu’à maintenant été en vain.

«Pire» qu’un meurtre

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Photo courtoisie

Un proche de Marilyn Bergeron a pris la parole publiquement, en novembre dernier, dévoilant une conversation troublante qu’il a eue avec elle quelques semaines avant sa disparition. Jonathan Gauthier expliquait avoir renoué avec son ancienne collègue de classe au cégep de Jonquière depuis peu. « Tu ne peux même pas t’imaginer ce que j’ai vécu », lui a dit Marilyn, ajoutant que c’était « pire » que d’avoir assisté à un meurtre, sans toutefois révéler ce qui l’apeurait.

Le mystère

10 février 2008

Quitte son appartement montréalais de façon précipitée

17 février 2008

Jour de sa disparition

10 h 45

Quitte la maison de ses parents pour faire une marche

11 h

Tente de faire un retrait dans une caisse populaire de Québec

16 h

Dernière fois vue dans un café à Saint-Romuald

19 février 2008

Le SPVQ obtient la bande vidéo de la caisse populaire. Elle porte un sac à dos noir et semble apeurée.

12 février 2009

Mise en place d’une ligne d’information téléphonique

12 mai 2015

La famille demande officiellement au ministère de la Sécurité publique de transférer l’enquête. Elle recevra un refus en septembre.

Toute information peut être transmise au Service de police de la Ville de Québec ou au 1 800-840-1526.

16 février 2017

Arrivée de Marc Bellemare au dossier. La récompense offerte est portée à 30 000 $.

18 février 2018

Des portraits de vieillissement sont dévoilés.


► Toute information peut être transmise au Service de police de la Ville de Québec ou au 1 800-840-1526.

La vidéo du 17 février 2008 et des informations supplémentaires sont disponibles sur le site web www.trouvermarilyn.com.