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La galerie d’art du métro, méconnue du public

La galerie d’art du métro, méconnue du public
Photo Nadia Lemieux

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Peu d’usagers du métro savent qu’ils parcourent chaque jour une véritable galerie d’art souterraine de près de 90 œuvres. Une nouvelle entreprise s’est donné comme mission de faire découvrir cette facette du métro aux Montréalais.

Aux côtés de Stockholm et Moscou, Montréal fut pionnière du mouvement reconnaissant l’importance de l’esthétisme dans le métro, apprend-on lors des premières minutes d’une visite guidée organisée par l’entreprise Art en commun.

La galerie d’art du métro, méconnue du public
Photo Nadia Lemieux

Sa fondatrice, Judith Bradette-Brassard, explique qu’avant même sa construction dans les années 1960, la Ville avait comme ambition de faire du métro une galerie d’art souterraine. «On ne comprend pas à quel point c’était quelque chose d’innovateur, parce qu’ils n’étaient pas obligés de faire ça, mais c’était l’un des plus gros projets d’art public de l’époque.»

Débat artistique

La Ville confiait à l’époque le poste de conseiller artistique du métro à Robert LaPalme, un bon ami de l’ancien maire Jean Drapeau. «Sa vision était de faire du métro un grand livre d’histoire, avec une fonction éducative et commémorative, une vision très traditionaliste de l’art public», a précisé Mme Bradette-Brassard.

La galerie d’art du métro, méconnue du public
Photo Nadia Lemieux

M. LaPalme était critiqué par la Société des artistes professionnels du Québec, qui l’accusait de son conservatisme. «Le métro était un lieu de mouvement et de modernité, donc l’art qui s’y trouverait devait refléter ces deux aspects», a-t-elle mentionné.

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Photo Nadia Lemieux

La visite guidée de la galerie d’art souterraine permet de constater que ces deux visions coexistent.