/finance/business
Navigation

Le Soleil met fin à son édition papier du dimanche

Coup d'oeil sur cet article

Deux mois après avoir reçu une aide gouvernementale de 10 M$, le Groupe Capitales Médias cesse d’imprimer l’édition papier du Soleil le dimanche.

La décision a été annoncée par voie de communiqué mardi après-midi. L’entreprise de presse appartenant à l’ex-ministre libéral Martin Cauchon a indiqué que Le Soleil sera remplacé, à compter du 18 mars, par une édition numérique commune aux six quotidiens de Groupe Capitales Médias (GCM), à l’intérieur de laquelle sera publiée une part de contenu local.

L’édition du dimanche du Soleil est la deuxième en version papier à être éliminée en un an, après le Progrès-Dimanche du Saguenay en février 2017, depuis que Gesca, propriété de la famille Desmarais, a cédé ses journaux régionaux à l’entreprise de son ex-majordome, Martin Cauchon, en 2015.

Malgré ces décisions, la direction de Groupe Capitales Médias assure toujours croire au papier. « Le Soleil est le seul de nos six journaux qui publie une édition le dimanche. On avait comme désir de pouvoir publier une édition numérique dans tous nos journaux. C’est quelque chose qui nous tenait à cœur pour progresser encore plus rapidement dans le numérique », explique le président directeur général de GCM et éditeur du Soleil, Claude Gagnon, qui se réjouit de cette nouvelle.

« On a adopté un modèle multiplateforme, contrairement à La Presse qui a adopté un modèle complètement numérique. On tiendra cette route-là, à moins que les lecteurs nous abandonnent sur le papier », ajoute M. Gagnon.

Réorganisation du travail

Au syndicat de la salle de rédaction du Soleil, on indique avoir été avisé de la nouvelle à l’interne « depuis un certain temps ». Le vice-président du syndicat dit comprendre, « dans le contexte », les motivations ayant poussé l’entreprise de presse à éliminer une édition papier.

« Pour nous, c’est une décision qui se justifie dans les circonstances. On est quand même content que l’entreprise ait décidé de conserver une édition numérique le dimanche et qui sera partagée avec les autres journaux du groupe. La perte du dimanche est une façon de réduire les coûts d’opération », souligne Pierre Asselin, journaliste éditorialiste.

Ce dernier précise qu’aucune perte d’emploi n’est reliée à la décision, même si une « réorganisation du travail » s’opère actuellement. « On s’y préparait depuis avant les Fêtes. Il y a eu quelques départs en préretraite avant Noël, donc on savait qu’il y avait un rebrassage qui se faisait », précise M. Asselin.

Le Journal là sept jours sur sept

De son côté, la direction du Journal de Québec indique ne pas avoir l’intention de bousculer les habitudes de ses lecteurs, qui sont d’ailleurs encore très nombreux, le dimanche.

« Nous sommes fiers d’être présents sept jours sur sept sur toutes nos plateformes, incluant le journal en format papier » a souligné l’éditeur et rédacteur en chef du Journal de Québec, Sébastien Ménard.

Avec la fin du Soleil en format papier, Le Journal de Québec sera désormais le seul quotidien distribué le dimanche à Québec et dans l’est du Québec.

À propos de l’aide de 10 M$

  • La décision de Groupe Capitales Médias (GCM) survient deux mois après l’annonce d’une aide gouvernementale de 10 M$.
  • La somme doit servir à aider l’entreprise dans son virage numérique.
  • Le propriétaire de GCM, Martin Cauchon, précisait à ce moment que cette stratégie « ne signifie pas que le papier va disparaître ».