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Poursuivre le rêve

SPO-OLYMPIQUES
Photo Ben Pelosse Les joueurs canadiens doivent remporter trois « septième match » pour toucher l’or.

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PYEONGCHANG | Quand vous allez lire cet article, vous allez avoir une bonne idée si le rêve éveillé des joueurs de hockey du Canada va se poursuivre pour une couple de jours.

Ils savent qu’ils ne sont pas les meilleurs du monde. Mais ils savent aussi que ce n’est pas de leur faute si Gary Bettman a décidé d’interdire aux joueurs de la Ligue nationale de participer aux Jeux de Pyeongchang.

Plus les gros matchs approchent, et celui contre la Finlande en est un, et plus les joueurs savourent le rêve qu’ils vivent.

Hier, après l’exercice, ils furent plusieurs à parler de « dream comes true ». Maxim Lapierre, sans doute à cause de son expérience dans le hockey et dans la vie de ses 32 ans, a été le plus éloquent : « Je me dis que je ne suis pas responsable si les autres joueurs ne se sont pas tenus debout. Je joue pour la feuille d’érable sur mon chandail. Je joue pour mon pays. C’est dix fois plus poignant que je ne l’espérais. Vivre dans le village avec les autres athlètes, apprendre à les connaître et partager leur passion, c’est une expérience unique. Un pur bonheur », de dire Lapierre.

Et il reprend : « Prends Mikaël Kingsbury, je ne connaissais pratiquement rien à son sport. Mais j’ai appris à le connaître. Et j’étais stressé quand il s’est élancé pour la médaille d’or. J’ai vraiment partagé sa joie quand il a gagné. On était dans la même équipe ».

Trois... septième match

Écrit-on trois... septièmes matchs ou trois... septième match ? J’opte pour le singulier. Trois fois... un septième match. C’est ce que les joueurs du Canada ont en tête pour le reste des Jeux. Trois fois, ils devront disputer un match sans lendemain. Une défaite et c’est la fin. Maxim Lapierre se rappelle très bien du sien : « Le septième match en finale de la Coupe Stanley avec les Canucks de Vancouver contre les Bruins de Boston. Je me rappelle comment on s’était préparés, comment il fallait contrôler la nervosité. Demain (aujourd’hui au Québec), c’est un septième match qu’on va jouer. Il faut gagner pour jouer le suivant. On rêve d’une médaille, c’est certain », de dire Lapierre.

Mais si vous voulez avoir une opinion bien plate, je ne peux pas voir comment les Russes peuvent perdre cette médaille d’or.