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Hedley, envers et contre tout

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MONTRÉAL | En dépit des allégations d’inconduites sexuelles qui ont été publiées sur Twitter, la semaine dernière, le groupe Hedley s’est présenté, mercredi soir, à la Place Bell de Laval, devant seulement 3942 spectateurs qui avaient fait le déplacement pour la première étape québécoise de son «Cageless Tour».

Après une ouverture énergique avec «Better Days», «Crazy for You» et «Hello», Jacob Hoggard, très en voix, s’est lancé dans une présentation en français. «Bonjour Laval... Tabarouette», a-t-il lancé à ses fans. Le groupe a ensuite poursuivi la soirée en alternant avec ses plus récentes chansons et ses grands succès.

Jacob Hoggard, Dave Rosin, Tommy Mac et Jay Benison semblaient toutefois en forme et heureux de retrouver leur public.

Avant le rappel, le chanteur a remercié le public de son soutien. «Merci de nous supporter dans notre affaire. Merci de rester avec nous à travers les bons et les mauvais moments. Les hauts et les bas, vous avez été là. Merci pour votre soutien, merci pour votre amour, nous en avons besoin et cela signifie beaucoup pour nous.»

Pour rappel, plusieurs femmes ont affirmé, sur Twitter, avoir subi des attouchements, avoir été harcelées et invitées à boire de l’alcool avec le groupe. Les musiciens auraient notamment eu des relations sexuelles avec des mineures. Les faits remonteraient à plusieurs années.

Pour rappel, les musiciens ont, depuis la révélation des allégations, décidé de se retirer des prix Junos, pour lesquels ils avaient trois nominations. Ils ont aussi perdu leur équipe de gérance et leur musique a été retirée de plusieurs stations de radio.

En première partie, le groupe Torontois Liteyears a réchauffé la foule.

Croisé dans le hall d’entrée de la Place Bell, Jacques Aubé, le grand patron d’Evenko, s’est abstenu de commentaires. «C’était un dossier délicat à gérer. Mais s’il y a quelque chose à dire, c’est au groupe de le faire», a-t-il dit.

Des fans solidaires

Le public féminin avait massivement répondu présent à l’invitation du groupe, faisant fi des allégations entourant le groupe. «C’est cave, a spontanément répondu Roxane, 23 ans, de Joliette. C’est stupide ces allégations, parce qu’on ne saura jamais si c’est vrai ou pas. Et puis, pourquoi ça sort maintenant? Je les aime pareils.»

Kane Fournier, 19 ans, a fait le trajet depuis Saint-Jean-sur-Richelieu pour assister au concert de son groupe préféré depuis qu’il est tout jeune. «Selon moi, c’est facile de lancer des rumeurs. Je trouve que c’est trop gros, je n’y crois pas du tout. En plus, les allégations parlent du groupe dans son ensemble, mais c’est peut-être un membre de l’équipe autour.»

Accompagnée de ses deux filles, Brigitte Péloquin, de Blainville, est du même avis. «Je pense que c’est une bombe qui a été lancée juste au moment où ils débutaient la tournée. C’est peut-être vrai, ou pas.

Ce sont juste des allégations pour le moment, quelqu’un a lancé ça pour faire mal. On verra en temps et lieu s’il y a des poursuites.»

Marie-Ève Labelle, de Laval, était une des rares à avoir un avis plus nuancé. «Je suis un peu déçue parce que c’est un groupe que je suis depuis plusieurs années. Je suis là parce que j’avais des billets, mais je pense que j’aurais réfléchi avant de les acheter si je l’avais su avant. Je vais continuer à les écouter, tout en restant attentive aux développements qu’il va y avoir dans cette affaire.»

Samantha, de Montréal, en était à son quatrième spectacle d’Hedley. «Je n’y crois pas. J’ai lu ce qui avait été écrit, j’ai fait des recherches. Pour moi, ça marche pas.»
Hedley poursuivra sa tournée au centre Vidéotron, à Québec, le 26 février prochain.