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Oser l’amélioration

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À la veille d’élections générales, le mot « changement » s’instille dans le discours populaire comme un mantra répété ad nauseam sans qu’on s’interroge trop sur la qualité des transformations souhaitées. L’obsession est si forte qu’il n’est pas rare de voir la population chasser le parti au pouvoir pour s’en donner un pire, ou semblable.

Hurler avec les loups

L’entente avec les médecins spécialistes provoque de hauts cris chez l’ensemble des partis politiques, sauf chez le PLQ, qui l’a conclue. Malgré l’indignation bien ressentie, il n’émerge pas vraiment de solutions originales pour faire face aux médecins quant à leur rémunération. Il ne faut pas être devin pour prédire la résurgence de la grogne au sujet de leur rémunération, si elle n’est pas revue.

Il suffit que les anglophones québécois se présentent comme une minorité persécutée et laissent entendre qu’ils ont songé à quitter la province pour que le premier ministre Couillard entonne le même air et s’empresse de nous inquiéter sur les pénuries de main-d’œuvre que cela pourrait entraîner. Plutôt que de dénoncer la mascarade, les partis d’opposition demeurent cois comme des moutons devant cette paranoïa injustifiée.

Les partis s’époumonent à nous faire croire que l’éducation est une priorité, tout en se gardant d’attaquer de front les principales problématiques du système. Ils préfèrent promettre des solutions populistes qui excitent la meute ou faire dans le changement cosmétique pour ne pas heurter leur électorat habituel.

Le courage politique

Ces quelques exemples illustrent le peu d’audace dont font preuve les partis en campagne électorale. C’est ainsi que les élections se résument à un affrontement entre personnalités sans véritable impact sur notre environnement socioéconomique, d’où, souvent, l’impression d’avoir voté pour rien.

Petite lueur d’espoir, le PQ semble vouloir rompre avec cette tradition en multipliant les propositions audacieuses pour susciter un véritable débat d’idées. Ce courage politique ne l’assure pas du pouvoir, il revalorise toutefois l’acte de voter.