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Le pot de Snoop Dogg sera-t-il vendu dans les filiales de la SAQ?

Snoop dogg
Photo Frederick M. Brown / AFP Les variétés de pot de Snoop Dogg pourraient se retrouver sur les tablettes des boutiques de cannabis au Québec, grâce à un partenariat avec le producteur Canopy Growth.

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La-da-da-da-dah
It's the motherfuckin' D-O-double-G (Snoop Dogg!)
....à Montréal!

Le rappeur Snoop Dogg s’amène à Montréal en mai, à l’événement plus branché que tout le système électrique d’une serre hydroponique: C2 Montréal.

Il viendra parler du cannabis, une grande passion pour M. Chien. Pour ceux que ça surprend, je rappelle que la pièce d’anthologie Next Episode de Snoop et Dr Dre se termine par la phrase qui n’est pas exactement équivoque: smoke weed everyday.

Pour l’artiste, ce n’est pas juste une image badass le temps d’une chanson. Sa passion pour le pot est d’ailleurs pas mal plus vraie que les seins des guédailles qui dansent en bikini dans ses vidéoclips.

M. Dogg est effectivement le fondateur de Casa Verde Capital, une société qui investit dans des entreprises liées au cannabis.

Il dirige aussi Leaf by Snoop, une gamme de produits de pot et d’accessoires cannabiques (oui, ce mot existe. Tu ne te divertis pas ici, tu apprends.)

Là, tu t’exclames dans la langue de Marie-Chantal Toupin: MAIS EST-CE QU’IL PEUT VENDRE SON WEED AUX CANADIENS?!

Oui et non. Il ne peut pas leur en vendre directement puisqu’il n’est pas un producteur autorisé par Santé Canada.

Mais, M. Calvin Cordozar Broadus Jr, de son vrai nom, a déjà ses entrées au pays de Justin Trudeau.

L’Américain a signé, en 2016, un partenariat avec le producteur ontarien Canopy Growth. Leur branche Tweed fait pousser et vend sur le marché du cannabis médical trois variétés de pot développées par le rappeur ainsi qu’une huile. En échange, l’artiste a obtenu des actions dans l’entreprise, m’a confirmé le PDG de l’entreprise Bruce Linton, il y a quelques semaines. «Ce n’est pas une simple transaction, mais une relation d’affaires», a-t-il ajouté.

Et devine qui vient de décrocher une entente avec la SAQ pour vendre de la marijuana dans les boutiques de la Société québécoise de cannabis (SQDC). Ouaip, Canopy Growth.

Est-ce qu’on retrouvera du Sunset, du Ocean View et Palm Tree CBD (les variétés de D-O-double G) sur les tablettes des SQDC? Canopy ne veut pas commenter pour l’instant. Mais cela semble être dans le domaine du possible.

Là, perspicace, tu te demandes en beuglant sans raison: EST-CE QU’EN FUMANT DU WEED DE SNOOP DOGG JE VAIS DEVENIR UN BON RAPPEUR?

Je réponds: les nerfs sur le CAPSLOCK. On parle de pot, pas de drogue miracle. Non, tu ne chanteras pas mieux. Et oui tes amis vont préférer aller fumer un joint dehors pendant que tu chantes Sous le vent au chic karaoke Le Dauphin ou La petite boîte.

Pourquoi fumer du pot de Snoop Dogg alors? Comme si Marcel Lebœuf voulait me vendre un Pur Noisetier, je me dis qu’il doit connaître sa shit. Mais sérieux, j’en ai jamais fumé (du pot de Snoop, pas le Pur Noisetier), donc j’en ai aucune idée.

Je présume que les consommateurs seront sûrement curieux d’essayer le cannabis de Snoop Dogg, tout comme de voir Éric Lapointe torché te donne envie d’aller boire de la Bud Light au Quartier de lune à Limoilou, I guess.

La magie du marketing, tsé.

Snoop dogg
Mathieu Belanger/JOURNAL DE QUEB

 

Les «weedettes» du pot

Snoop Dogg est une icône de la culture du pot tout comme Bob Marley. L’actrice Whoopi Goldberg s’est quant à elle lancée dans l’industrie du cannabis avec des produits pour femmes qui soulagent notamment les crampes menstruelles. Rihanna est aussi une consommatrice notoire de même que l’humoriste Dave Chapelle. La liste pourrait être longue.

Au Canada, il y a le groupe The Tragically Hip qui a un partenariat avec l’entreprise Newstrike qui possède le producteur ontarien Up Cannabis. Leur chanteur est mort récemment, mais ça n’a rien à voir avec ça.

Les Hips sont actionnaires de l’entreprise et sont impliqués dans les décisions importantes concernant le marketing, m’a confirmé la compagnie. Leurs gérants, Bernie Breen et Patrick Sambrook, siègent aussi au conseil consultatif de l’entreprise.

J’essaie de penser à des artistes québécois qui pourraient s’associer à l’industrie du pot de chez nous, mais je ne trouve pas.

Mononc Serge? Grimskunk? Marie-Eve Janvier (Y’a pas juste de l’amour qui pousse dans le pré, right?!)

Avez-vous des suggestions de «weedettes» (mot de ma propre création) québécoises?

Envoyez-moi vos idées!