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Couillard évoque de l’argent pour aider les conditions des aînés

Philippe Couillard
Photo Agence QMI, Simon Clark Philippe Couillard

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Le gouvernement dispose de marges financières pour améliorer la condition des aînés, a affirmé le premier ministre Philippe Couillard jeudi, en réaction au témoignage accablant d’une infirmière de CHSLD publié par Le Journal.

M. Couillard répondait à la vice-chef du Parti québécois, Véronique Hivon, qui a profité de la séance des questions de l’Assemblée nationale pour l’interpeller sur le témoignage de Kassandra Leclerc.

Cette sonneuse d’alarme racontait dans Le Journal de jeudi comment les résidents du centre privé L’Eden de Laval, dont presque la totalité viennent du secteur public en vertu d’une entente avec le CISSS de Laval, se voyaient souvent privés de repas ou de bain en raison d’un manque d’effectifs.

« Combien de temps encore nos aînés devront-ils vivre dans des situations aussi intolérables [...] avant que le premier ministre ne décide de s’intéresser à eux ? » a notamment lancé Mme Hivon à M. Couillard.

LITS PUBLICS

Après avoir assuré qu’il se préoccupait du sort des aînés, Philippe Couillard a tenu à préciser que le centre L’Eden était un établissement privé.

Or, 138 des 150 lits de l’établissement sont occupés par des résidents issus du système public, comme l’écrivait jeudi Le Journal.

« L’état des finances publiques sur lequel on a mis beaucoup d’efforts nous permet d’avoir des marges de manœuvre [...] qu’on peut maintenant affecter à améliorer ces conditions », a ajouté le premier ministre qui n’a avancé aucun chiffre.

Celui-ci a indiqué que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, avait à ce sujet des « travaux très prometteurs » sans donner plus de détails.

Interrogé sur la suspension dont a récemment fait l’objet Kassandra Leclerc pour avoir dénoncé les mauvais soins fournis aux résidents et la possibilité d’une enquête à ce sujet, M. Couillard a déclaré : « On veut certainement encourager les gens à faire des griefs » tout en estimant qu’il fallait « tenir compte de la situation locale ».