/sports/tennis
Navigation

Eugenie Bouchard sera dédommagée

Elle avait chuté dans un vestiaire en septembre 2015

Bouchard USTA
Photo AP Eugenie Bouchard alors qu’elle quittait le palais de justice de Brooklyn, jeudi.

Coup d'oeil sur cet article

Eugenie Bouchard recevra un dédommagement pour sa chute survenue dans un vestiaire des Internationaux de tennis des États-Unis, a tranché la cour fédérale américaine jeudi.

L’Association américaine de tennis (USTA) a été déclarée coupable jeudi à New York de négligence par un jury pour les événements qui ont eu lieu en septembre 2015. Les jurés ont toutefois estimé que 25 % de la faute revenait à la joueuse québécoise, aujourd’hui âgée de 23 ans.

La Montréalaise avait alors chuté sur une surface glissante, dans la salle de physiothérapie d’un vestiaire, après avoir disputé un match de double mixte aux côtés de l’Australien Nick Kyrgios.

Commotion cérébrale

Souffrant d’une commotion cérébrale, elle avait dû se retirer du tournoi pour lequel elle s’était notamment qualifiée pour les huitièmes de finale en simple.

La cour fédérale américaine a donné en majeure partie raison à Bouchard, qui tenait les employés du centre de Flushing Meadows responsables de son accident. La poursuite a également estimé que cet événement avait nui à l’évolution de la carrière de Bouchard, qui occupe maintenant le 116e rang mondial. À l’époque, elle était 25e.

Le procès reprendra vendredi, à Brooklyn, pour déterminer le montant du dédommagement auquel la joueuse aura droit.

La blessure de Bouchard, qui a déjà grimpé jusqu’au cinquième rang du classement de la WTA, l’avait contrainte à déclarer forfait à des tournois subséquents – ceux de Tokyo et de Wuhan – et à abandonner lors d’un duel de premier tour à Pékin.

Elle a nié

Dans son témoignage livré mercredi, Bouchard avait nié les propos de l’USTA, qui prétendait que les joueurs ne sont pas autorisés à se retrouver dans la salle de physiothérapie sans la présence d’un instructeur.

La défense avait répliqué en affirmant que la Canadienne n’avait pas averti les employés de l’USTA qu’elle allait revenir dans le vestiaire et qu’elle s’y est présentée plusieurs minutes après la fin de son match.

Pendant le procès, aucun membre du personnel d’entretien du centre new-yorkais n’a mentionné au tribunal qu’il avait nettoyé le plancher du vestiaire.

Le quotidien The New York Times a aussi indiqué qu’une autre employée avait déclaré qu’elle était enceinte lorsque les faits sont survenus et qu’elle ne pouvait utiliser des produits chimiques.

– Avec l’Agence QMI