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Meurtre de Jonathan Audet en 2010: un meurtrier en voie d’être épinglé

Sur la scène de crime, rue Elzéar-Villeneuve, en juin 2010, les policiers avaient rapidement déterminé que le décès de Jonathan Audet était une mort violente et devait être traité comme un meurtre.
Photo d'archives Annie T Roussel Sur la scène de crime, rue Elzéar-Villeneuve, en juin 2010, les policiers avaient rapidement déterminé que le décès de Jonathan Audet était une mort violente et devait être traité comme un meurtre.

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L’étau se resserre sur celui qui aurait assassiné Jonathan Audet en juin 2010, à Québec. Le père de la victime, heureux des développements, invite malgré tout les derniers témoins à parler aux policiers qui ont érigé un poste de commandement jeudi.

« Ces gens-là (les témoins potentiels) sont peut-être devenus des parents depuis l’époque. S’ils sont devenus des parents, ils comprennent sûrement ce que ça pourrait faire de perdre leurs enfants. S’ils peuvent nous aider, au moins à comprendre le pourquoi, ils sont les bienvenus », a confié au Journal le père de la victime, Pierre Audet.

L’homme, qui est toujours dans le néant plus de sept ans après la mort violente de son fils, a relaté pour la première fois hier combien cette histoire avait été difficile pour lui et sa famille.

« Ça a été difficile et ça l’est encore. Je ne l’accepte pas, mais j’apprends à vivre avec. Comme on dit en anglais, the show must go on », confie avec émotion M. Audet, qui a perdu avec son fils unique le rêve d’avoir des petits-enfants. « J’étais rendu là. J’avais hâte d’avoir des petits-enfants et on m’a volé ce rêve-là. »

Sur la scène de crime, rue Elzéar-Villeneuve, en juin 2010, les policiers avaient rapidement déterminé que le décès de Jonathan Audet était une mort violente et devait être traité comme un meurtre.
Photo courtoisie

Fin d’enquête

Si les policiers ont érigé un poste de commandement jeudi à proximité de l’endroit où le corps de Jonathan Audet a été retrouvé le 27 juin 2010, c’est qu’ils en sont « à la fin de l’enquête ».

Un suspect a été identifié et le mobile du crime établi, mais les enquêteurs voulaient recueillir le plus d’informations possible pour conclure le dossier.

« Il s’est passé beaucoup de choses dans ces huit années-là. Et aujourd’hui, on arrive en fin d’enquête et on croit avoir le momentum pour faire ce qu’on fait. [...] Mais on cherche à obtenir des informations, le témoignage de gens qu’on n’aurait pas entendus encore », explique le capitaine de l’unité des crimes majeurs du SPVQ, Mario Vézina.

L’enquêteur précise toutefois que si l’enquête semble sur le point d’aboutir presque huit ans après le meurtre, ce ne sont pas de nouveaux éléments reçus dernièrement qui ont fait débloquer les choses.

Jonathan Audet était un jeune homme sans histoire avant d’être retrouvé mort par un ami dans un logement de la rue Elzéar-Villeneuve, dans la nuit du 26 au 27 juin 2010.

L’ayant retrouvé ensanglanté et avec des lacérations, les policiers ont rapidement pu affirmer qu’il avait été victime d’une agression à l’arme blanche. Des manœuvres de réanimation avaient été tentées, mais rien n’avait pu être fait pour le sauver.

Un suspect a, depuis, été identifié par le SPVQ. « L’enquête nous a permis d’établir que la victime et le suspect se connaissaient », affirme l’enquêteur Vézina, ajoutant que l’enquête pourrait se clore très bientôt.

En fin de journée jeudi, la police a confirmé avoir reçu de nouvelles informations qui seront triées et vérifiées.

Le père de la victime, Pierre Audet, a visité les enquêteurs au poste de commandement en fin de journée hier. Il se dit soulagé de voir que les autorités n’ont jamais abandonné même huit ans après le meurtre de son fils.
Photo Pierre-Paul Biron
Le père de la victime, Pierre Audet, a visité les enquêteurs au poste de commandement en fin de journée hier. Il se dit soulagé de voir que les autorités n’ont jamais abandonné même huit ans après le meurtre de son fils.

« Dans une prison en liberté »

Pour le père de Jonathan, ce dénouement aurait pu venir plus tôt si l’assassin avait fait des choix différents. « Celui qui a fait ça doit toujours se surveiller pour ne pas se faire prendre. Il est comme dans une prison en liberté depuis huit ans, avant de vraiment se retrouver en prison. Il a choisi de doubler, tripler son temps », estime Pierre Audet.

CE QU’ON SAIT SUR LE MEURTRE

  • Jonathan Audet a été retrouvé le 27 juin 2010 dans l’appartement d’un ami, à Québec
  • C’est ce dernier qui a retrouvé la victime ensanglantée à son retour dans son logement dans la nuit
  • L’homme de 25 ans a été poignardé à l’arme blanche
  • L’ami qui a retrouvé le corps a rapidement été éliminé de la liste des suspects potentiels
  • Des voisins ont affirmé à cette époque qu’une fête durait depuis quelques jours dans l’appartement de la rue Elzéar-Villeneuve