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Sept signes que la maternité a modifié tes comportements pour toujours

Sept signes que la maternité a modifié tes comportements pour toujours
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L’autre jour, on était au restaurant. Il y avait un couple avec un mini bébé fille. Deux mois maximum. La petite braillait sa vie, pis ses pauvres parents faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour la calmer, sans résultat.

Jusqu’ici, tout est normal. Ça aurait pas dû me déranger. Mais il s’est passé quelque chose de bizarre dans mon corps.

Au début, j’ai failli agir sur le coup de l’impulsion et aller voir la pauvre mère désemparée pour lui prodiguer plein de conseils non sollicités: brasse-la de même, donnes-y à boire, elle doit être inconfortable, tu vois ben!

Ça a fait comme un arrêt sur image dans ma tête: Oh my! Michèle... t’as pus de bébé, pis tu commences à vouloir faire de l’ingérence dans la maternité des autres... ça y’est, ta personnalité a été irrémédiablement modifiée par la reproduction.

J’y ai réfléchi, pis j’ai trouvé sept autres signes, que la maternité te change pour toujours:

  1. Tu peux pas t’empêcher de juger. Tout le temps, c’est plus fort que toi. Oui, je le sais, je m’autojuge de juger celles qui jugent en pensant qu’elles jugent pas, juste en jugeant ce que je viens d’écrire. Tsé!

  2. Tu t’es surprise quelques fois à écouter distraitement la Pat’Patrouille, plusieurs heures après le départ de tes enfants. Ou à entonner la toune du Chat dans le chapeau. Tu connais le contenu du dictionnaire de dinosaures de Dino-Dan sur le bout des doigts, ainsi que l’horaire de Yoopa. Tout ça malgré un temps d’écran strictement limité.

  3. Tu fais la danse de la colique par réflexe, dès qu’un bébé pleure. Ça part tout seul, c’est comme intuitif. Tout comme te bercer dès que tu es assise dans une chaise berçante, et faire des mouvements avant-arrière avec ton panier d’épicerie. Vide, bien sûr!

  4. Tu prononces certains mots comme un enfant. Pis ça sort sans que tu t’en rendes compte: chez vous, on mange du porcombre, on fait une élargie ou on va voir un spepstac de musique.

  5. T’as pus de pudeur. Tu fais pipi (et parfois même caca) la porte ouverte. Anyways, c’est pas comme si quelqu’un avait déjà respecté le fait que la porte de la salle de bains est fermée, hein? T’as pris des travers, pendant tes congés maternité, pis tu te demandes parfois si tu n’oublies pas certaines règles de bienséance de base, genre d’éviter de gratter certaines parties de ton corps...

  6. Tu parles de tes enfants. Tout le temps, n’importe où, pis avec n’importe qui. Tu te fais épiler? Tu trouves un parallèle à faire avec tes kids. Même chose à l’épicerie ou pendant une importante réunion au bureau. Tellement que tu t’énerves toi-même.

  7. Parlant de bureau, ton taux d’absentéisme pour raisons familiales est proportionnel au nombre d’enfants que tu as. Entre septembre et mars, tu peux compter sur les doigts de la main le nombre de semaines complètes travaillées. Ça exaspère ton employeur, pis tu te sens cheap auprès de tes collègues, mais y’a pas grand-chose à faire pour changer ça, hein!

Je trouve bien comique ce constat, que la maternité vient modifier nos comportements les plus ancrés. J’aurais pu parler des partys qui ne s’éternisent plus, de ta faculté nouvelle à te réveiller à 6 h 30 le matin, peu importe que tu aies un cadran ou pas, pis de la misère que tu as à retrouver qui tu es vraiment, après avoir passé une couple d’années à focusser sur la construction de l’unité familiale. Mais tout ça, finalement, ça fait partie de la vie de parent, et je dois avouer que ça fait passer la pilule, les jours où j’ai la nostalgie du nouveau-né, de me dire que certains réflexes resteront à jamais en moi.