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Ma cuisine sans stress: les classiques revisités par Clodine Desrochers

Ma cuisine sans stress: les classiques revisités par Clodine Desrochers
Photo courtoisie

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Les classiques culinaires, c’est bien bon, mais leur donner une petite touche d’originalité, comme le fait à plusieurs reprises Clodine Desrochers dans son nouveau livre Ma cuisine sans stress, c’est encore mieux.

Grâce à son grand complice Pierre Vigeant, chef et traiteur, elle s’est notamment amusée à « jazzer » des recettes typiquement québécoises sans les dénaturer. Sont ainsi nés ses muffins salés « touski », son grilled cheese aux figues ou encore son pâté pas trop chinois.

« Le pâté chinois, ma mère nous en faisait régulièrement, confie Clodine. Un moment donné, je me suis tannée de la recette de base. Je me suis dit “steak-blé d’Inde-patates, c’est une recette à succès, [mais] comment s’organiser pour rendre ça un peu différent ?” Ajouter des légumes qu’on aime, des légumineuses et diminuer les viandes... On ne mange plus comme dans les années 1970. »

Dans ce nouvel ouvrage, Clodine partage aussi les secrets de son incontournable soupe à l’oignon rehaussée par l’alcool.

« Ma mère faisait une soupe à l’oignon délicieuse. Elle est toujours aussi bonne, sauf qu’on aime toujours ça apporter notre petite touche. Aujourd’hui, on a tellement de bonnes bières. Je prends des bières un peu plus corsées, mais je balance ça avec un peu de porto ; ça donne énormément de saveur au bouillon, avec de bons fromages. L’hiver, la soupe à l’oignon gratinée, c’est une de mes recettes préférées. Un must. »

Un trésor

« Quand on est occupé, on ne veut pas passer deux heures dans la cuisine. » Clodine s’est tournée vers diverses sources d’inspiration pour créer ses plats, dont la grande majorité ne demande que peu de temps et d’étapes de préparation.

« Ça vient de mes amis, des recettes que j’invente tout au long de l’année – parce que j’en invente souvent –, de ma famille, des recettes qu’on s’échange. »

Elle a aussi puisé dans une ressource inestimable à laquelle plusieurs personnes ont contribué.

« Chez moi, j’ai un cartable bleu. Au cégep, je me suis désennuyée en retranscrivant toutes les recettes que ma mère avait et qu’elle avait prises de ses tantes, de ses amies. Probablement que j’en ai d’anciennes voisines dont je ne me souviens plus du nom, mais ça reste le cartable de recettes de ma mère. C’est très précieux. »

Le moment d’oser

En plus de dévoiler ses classiques 2.0 et de prodiguer des conseils culinaires pour ceux et celles qui veulent recevoir des gens à la maison sans flafla, Clodine prône l’audace à plusieurs occasions. Pour elle, adapter des recettes doit rimer avec « oumf ».

Est-ce dire que nous sommes trop conservateurs quand vient le temps de concocter des repas en 2018 ? « Oui, surtout quand on parle de cuisine au quotidien. Il paraît que chaque famille a son lot de six ou sept recettes qui reviennent tout le temps. C’est un réflexe : on va vers la facilité, la rapidité. On va vers ce que les enfants aiment. Essayons donc de temps en temps d’intégrer une nouvelle recette dans notre répertoire. »


Ma cuisine sans stress de Clodine Desrochers est disponible en librairie.