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Fusillade de Parkland: quatre policiers du comté de Broward sont blâmés pour leur inaction par un autre service de police

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La police du comté de Coral Springs, en Floride, déplore que des agents du comté de Broward dépêchés à l’école secondaire Marjory Stoneman Douglas, à Parkland, où a eu lieu une tuerie le 14 février, ne soient pas entrés dans l’immeuble pour tenter de neutraliser le tireur.

Parkland est située dans le comté de Broward et est couvert par le service de police de ce comté, mais pour cet événement qui a fait 17 morts, les policiers du compté voisin de Coral Springs ont été appelés en renfort. Lorsque des agents de Coral Springs sont arrivés sur les lieux, plusieurs ont été surpris de constater que certains de leurs collègues de Broward, dont le shérif, n’étaient pas entrés à l’intérieur de l’école pour tenter d’appréhender le forcené ou pour porter secours aux victimes.

Une source de la police de Coral Springs a indiqué au réseau CNN que quatre de leurs collègues de Broward étaient postés derrière leurs véhicules et avaient dégainé leurs armes.

Suivant les indications des agents de Broward, ceux de Coral Springs sont entrés dans l’école. D’autres policiers de Broward sont ensuite arrivés sur les lieux et deux d’entre eux ont rejoint leurs collègues du comté voisin à l’intérieur de l’école, tout comme un officier du comté de Sunrise.

Les policiers de Coral Springs estiment que les quatre agents de Broward County, qui sont restés à l’extérieur, ont manqué à leur devoir. Leurs témoignages ont été récoltés et une enquête a été menée sur les circonstances entourant l’intervention. Un rapport sera publié à ce sujet prochainement.

Une situation semblable était survenue lors de la fusillade à l’école Polytechnique de Montréal en 1989.

Dans son rapport d’investigation concernant cet événement, le Bureau du coroner du Québec avait relevé plusieurs «déficiences» au chapitre des interventions d’urgence, autant du côté du centre d’appels 911 que du côté du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM), notamment. Le fait que l’intervention des premiers policiers arrivés sur les lieux ait consisté «à assurer un périmètre de sécurité et à évacuer la foule» en attendant l’arrivée du Groupe tactique d’intervention – pendant que le tireur était encore vivant - a notamment été souligné dans le rapport de la coroner Teresa Sourour.