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Sarah Bélisle

Le prix à payer pour les médecins

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Le prix à payer pour les médecins

 

Rémi Nadeau

L’entente qui accorde deux milliards de dollars de plus aux médecins spécialistes a continué de hanter les libéraux au Salon bleu toute la semaine.

François Legault a marqué l’imaginaire en demandant au gouvernement Couillard de ne pas la signer pour laisser les Québécois trancher le 1er octobre.

Jean-François Lisée a appuyé l’initiative de son adversaire, avant d’annoncer le retour au bercail du fils prodigue, Jean-Martin Aussant.

Dans sa réplique, Philippe Couillard a poussé le bouchon en mettant au défi de « trouver un gouvernement qui a été aussi agressif envers la profession médicale qu’on l’a été ».

Heureusement pour les libéraux, le ministre Gaétan Barrette a enlevé un peu de pression à la marmite de la santé en annonçant des projets pilotes de ratio patients/infirmières.

À leur tour, les chefs du PQ et de la CAQ ne se sont pas présentés au Salon bleu jeudi, François Legault préférant rendre visite aux travailleurs inquiets de Bombardier à La Pocatière.


André Drolet, PLQ

Photo d'archives

Le gouvernement Couillard met fin à une aberration avec son projet de loi modernisant les permis d’alcool. S’il est adopté, les enfants pourront manger sur les terrasses de restaurant avec leurs parents jusqu’à 23 h. L’industrie a accueilli favorablement l’ensemble des mesures. Gentilhomme, le ministre Martin Coiteux a attribué le mérite au député libéral André Drolet, qui a dirigé la consultation ayant mené au projet de loi plutôt consensuel.


Sébastien Proulx, PLQ

Photo d'archives

Le ministre Sébastien Proulx a retourné comme une crêpe son critique caquiste en matière d’éducation, Jean-François Roberge, qui comparait le taux de diplomation du Québec et celui de l’Ontario, où l’on évalue différemment les élèves.

Dans l’ambiance olympique, le ministre a suggéré qu’on attribue à son vis-à-vis « la médaille d’or » des raccourcis. Toutefois, sur le fond, le ministre devrait s’inquiéter davantage des manipulations de notes et évaluations alternatives dans certaines écoles, qui font craindre une hausse du taux de diplomation purement cosmétique.


Sylvie D’Amours, CAQ

Photo courtoisie

Il n’y a rien de plus dommageable pour un député d’opposition que de monter en épingle des chiffres s’avérant incomplets. Dénonçant « une des pires gestions gouvernementales des dernières années », Mme D’Amours a révélé que seulement 7 % des dossiers des 6000 victimes d’inondations étaient « fermés ». Toutefois, Radio-Canada a précisé par la suite que plus des trois quarts avaient reçu entre 75 et 90 % de l’argent auquel ils avaient droit.

 

Une comédie d’erreurs

 

Sarah Bélisle

Un extrémiste condamné pour la tentative de meurtre d’un politicien indien invité à deux événements officiels. Une comparaison alléguée entre l’indépendantisme québécois et le violent séparatisme sikh de la part du premier ministre. Et des valises pleines d’habits traditionnels colorés pour toute la famille.

Ça pourrait être le début d’une mauvaise blague. C’est plutôt les grandes lignes des critiques essuyées par Justin Trudeau pour son voyage en Inde. C’est à se demander comment il a pu virer si mal, si vite. Négligence, désastre, fiasco, farce ont été utilisés pour qualifier le voyage, alors que Trudeau fait d’ordinaire figure de rock star de la politique mondiale.

Les Trudeau devant le Taj Mahal
Photo d'archives, AFP
Les Trudeau devant le Taj Mahal

Il faut dire qu’en plus des (nombreux) faux pas, la visite avait plus les airs de voyage en famille que d’une mission diplomatique. La famille Trudeau a posé pour les caméras devant le Taj Mahal, rencontré les vedettes de Bollywood, joué au cricket et au hockey, flatté des éléphants. De bien belles cartes postales. Le bilan politique, lui, est autrement plus mince.

La tempête n’est pas finie. M. Trudeau est attendu de pied ferme, tant par l’opposition qui se frotte les mains d’avoir autant de munitions que par les journalistes, dont plusieurs questions restent sans réponse.


Vincent Graton

Photo d'archives

Le comédien Vincent Graton mène une véritable croisade contre les paradis fiscaux. Venu à Ottawa avec une délégation québécoise vendredi, il a déposé des fleurs « oiseaux du paradis » devant le parlement. Sa demande est claire : que le premier ministre mette un terme aux échappatoires fiscales. Depuis plus de 100 jours, M. Graton envoie quotidiennement des messages sur Twitter à Justin Trudeau afin de le pousser à l’action.


Ministre Kirsty Duncan

Photo d'archives

Même si les libéraux avaient promis d’y mettre un terme, la majorité des scientifiques de l’État se sentent toujours muselés. Plus d’un scientifique syndiqué de la fonction publique fédérale sur deux ne se sent pas libre de parler publiquement de ses recherches, selon un sondage interne rendu public cette semaine. Même si on y voit une nette amélioration, le gouvernement Trudeau et sa ministre des Sciences Kirsty Duncan (photo) sont loin de pouvoir dire qu’ils ont réalisé cette promesse.