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Doit-on s’inquiéter d’un éventuel départ de milliers de Québécois anglophones ?

Le premier ministre Philippe Couillard.
Photo d'archives, Agence QMI Le premier ministre Philippe Couillard.

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Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : les recherchistes de notre Bureau d’enquête, basées à Montréal, Québec et Ottawa, sont des expertes dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, elles vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


L’ÉNONCÉ

Revenant sur le sondage Léger publié par Le Journal, la fin de semaine dernière, concernant les anglophones qui songent à quitter le Québec, le premier ministre Philippe Couillard a déclaré lundi qu’avec « la pénurie de main-d’œuvre qu’on connaît, on ne peut pas se permettre de perdre des Québécois ».

Doit-on vraiment s’inquiéter d’un éventuel départ de quelques centaines, sinon quelques milliers de Québécois anglophones ?

LES FAITS

Le Québec connaît pourtant déjà un solde migratoire interprovincial négatif, avec, depuis l’élection du gouvernement Couillard en 2014, plus de 13 500 personnes partant vers une autre province chaque année, en moyenne. C’est environ 4000 Québécois de plus que la moyenne annuelle depuis 1995, selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Toutefois, souligne l’ISQ, le solde migratoire total (comprenant l’immigration internationale) est positif, si bien qu’il y a en moyenne 29 800 nouveaux Québécois chaque année depuis 2014, sans compter les milliers de résidents non permanents. Donc, pour éventuellement quelques milliers de départs de Québécois anglophones, autant de nouveaux arrivants, sinon plus, viendront prendre leur place sur le marché du travail.

Leur langue maternelle ne sera peut-être pas l’anglais, mais bien l’hindi, le mandarin ou le roumain !


♦ Vous avez une idée pour nos recherchistes ? Écrivez-leur à l’adresse suivante : heurejuste@quebecormedia.com