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On est tous humains

On est tous humains
Illustration Nathalie Samson

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Je me confesse : avant que les Jeux olympiques commencent, je ne pensais pas les regarder. Avec tous les scandales de dopage, je ne sais plus si les meilleurs sont vraiment les meilleurs.

Même si je suis un maniaque de sport, je me suis dit : « Bah, je regarderai les résultats sur internet. » Mais, à ma grande surprise, dès que je me lève le matin, je me surprends à allumer la télé, même pour le curling. Ironiquement, j’ai peu d’intérêt pour le hockey. Du côté féminin, on sait comment ça se termine, une finale entre le Canada et les États-Unis. Du côté masculin, ça ressemble plus à une audition pour les dépisteurs de la LNH avant les séries.

Haute voltige

J’ai énormément de respect pour les athlètes de saut en ski. Quand la caméra montre la vue du départ et que tu vois, au loin, là où ils vont atterrir, ça me fait capoter chaque fois. Je ne sais pas comment ils font.

Voici mon imitation de moi qui saute en ski :

– AAAAAAHHHHHH !

Et le commentateur qui dit :

– Ouhhh son genou a un peu trop plié à l’atterrissage.

Tu me niaises-tu ? Y’a atterri sans se tuer, me semble que juste ça, c’est assez.

Une chose que j’aimerais essayer, c’est le bobsleigh. Mais pas le bobsleigh à deux parce que je serais clairement insupportable, surtout si je suis celui derrière. Imaginez : une fois que t’as aidé l’autre à pousser, tu te mets en petite boule et tu attends d’arriver. T’es comme une roche humaine. Moi, je parlerais tout le long :

– Comment ça se passe en avant, je vois rien ? On arrive-tu... pis là, on arrive-tu ? On peut-tu arrêter au Tim ? Je veux un café.

Le seul sport qui ne m’accroche pas, c’est le patinage artistique parce qu’à chaque Jeux, y’a toujours un scandale de pointage. Mais cette année, ce fut un scandale de mamelon avec la patineuse française. Sérieux, c’est pas comme si elle avait fait exprès, c’était un accident. C’est pas comme si elle avait sorti une couverte sur la glace pour faire son slow comme dans les bars de danseuses.

Le pire, c’est que si ça avait été un homme, ça aurait probablement passé. C’est de la discrimination de mamelon. À partir de maintenant, tous les patineurs artistiques devraient montrer leurs mamelons en signe de protestation. Banalisons le mamelon !

Le bonheur des athlètes

Ce qui est vraiment venu me chercher, c’est l’enthousiasme exprimé par tous ces athlètes. Sincèrement, j’y retrouve une belle dose d’humanité qui fait du bien. C’est littéralement jouissif de voir tous ces visages exprimer de vrais sentiments. De voir des athlètes sourire, crier de joie, exprimer de la déception ou carrément de la peine après une mauvaise performance, ça nous rappelle qu’on est tous humains.

De nos jours, il semble qu’on s’exprime avec des émojis à longueur de journée. Retourner à la base et exprimer des émotions de façon humaine, c’est comme une renaissance émotive.