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Un vent de fraîcheur

La belle n’a pas sommeil
Éric Holder
Aux Éditions du Seuil, 
224 pages
Photo courtoisie La belle n’a pas sommeil Éric Holder Aux Éditions du Seuil, 224 pages

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Loin d’être endormant, le nouveau roman d’Éric Holder se penche de façon singulière sur les rêves d’un homme profondément marqué par la vie.

Même si trois de ses romans (Mademoiselle Chambon, L’Homme de chevet et Bienvenue parmi nous) ont été adaptés au grand écran, Éric Holder continue de se faire plutôt discret, enchaînant en douce des histoires qui, tout comme celle de La belle n’a pas sommeil, ont le don d’éveiller peu à peu l’intérêt et la curiosité de ses lecteurs.

Trou perdu

Plus concrètement, on se demandera assez vite pourquoi Antoine, son nouveau héros, a délibérément choisi d’ouvrir une librairie d’occasion dans un trou perdu si difficile à trouver qu’il peut très souvent s’écouler plusieurs jours – voire des semaines – avant qu’un client couvert de broussailles n’en pousse la porte. Car si, quelques années plus tôt, une mystérieuse bouquiniste chinoise n’avait pas été emballée par la manière dont il réparait et recouvrait les livres, Antoine aurait sans doute fermé boutique depuis longtemps.

Rompre avec la routine

Heureux de passer tranquillement l’essen­tiel de son existence entouré de vieux bouquins, Antoine a néanmoins aussi fini par apprécier la compagnie des gens du coin. Au fil des pages, on croisera ainsi Marco, un garde champêtre souffrant de bore-out (un syndrome engendré par l’ennui et le manque de travail) ou Marie, la boulangère du bourg voisin avec laquelle il lui arrive de temps à autre d’égayer ses soirées. Et puis, coup sur coup, deux événements marquants obligeront Antoine à sortir de sa tanière : le vol d’un roman de Frédéric Berthet placé en évidence dans le présentoir de sa librairie et l’arrivée de Lorraine, une jeune et jolie conteuse professionnelle de 29 ans qui, pour pouvoir prendre soin de sa mère malade, s’installera à deux pas de chez lui.

Merveilleusement bien racontée, la suite nous a souvent donné quelques frissons.

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE

Vie de David Hockney

Catherine Cusset, 
Éditions Gallimard, 
192 pages
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Catherine Cusset, Éditions Gallimard, 192 pages

 

 

Après avoir lu presque tout ce qui a été écrit sur la vie de l’artiste britannique David Hockney, l’écrivaine française Catherine Cusset a eu envie d’en tirer un roman. Au fil des pages, on découvrira ainsi pourquoi ce peintre a été aussi influent durant le siècle dernier et surtout, ce qui lui a inspiré ses toiles les plus célèbres. Si on ne connaît pas Hockney, Catherine Cusset nous offre une agréable façon d’en apprendre plus à son sujet.

Le tueur aveugle

Margaret Atwood, 
Éditions 10/18, 
664 pages
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Margaret Atwood, Éditions 10/18, 664 pages

 

 

La servante écarlate n’est pas le seul roman de Margaret Atwood à avoir remporté un très vif succès : il y a aussi eu Le tueur aveugle, qui a obtenu en 2000 le Booker Prize. Cette réédition en format de poche nous permet donc de découvrir (ou de redécouvrir !) l’histoire de Laura et d’Iris Chase, deux sœurs qui seront trop jeunes séparées par l’amour et la mort.

Cuba

Collectif, 
Éditions Lonely Planet, 
540 pages
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Collectif, Éditions Lonely Planet, 540 pages

 

 

Avec la semaine de relâche qui s’en vient, plusieurs chanceux vont sûrement s’envoler vers l’île de Cuba. Et pour pouvoir mieux en apprécier l’histoire, les villes, l’architecture, les plages, les paysages, les activités de plein air ou la cuisine locale, ce guide leur sera des plus utile. Autre gros avantage, il comprend un plan complet de La Havane.

Végétarien facile et quotidien

Jean Montagard, 
Éditions de La Martinière, 
192 pages
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Jean Montagard, Éditions de La Martinière, 192 pages

 

 

Pour être honnête, c’est la première fois qu’en feuilletant un livre entièrement consacré à la cuisine ­végétarienne, on se surprend à avoir envie d’essayer autant de recettes ! Le chili con seitan, le curry d’aubergines, le couscous méditerranéen, les galettes de riz aux lentilles et les fenouils farcis au quinoa nous ont tout de suite tapé dans l’œil !

Les adieux de brodie

Les adieux de Brodie
Gordon Ferris
Éditions du Seuil, 
448 pages
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Les adieux de Brodie Gordon Ferris Éditions du Seuil, 448 pages

 

Avec un titre pareil, il n’y a pas place au doute : il s’agit bel et bien du quatrième et dernier opus de la série Douglas Brodie.

Après avoir tour à tour été soldat dans le Corps expéditionnaire britannique et policier, Brodie est désormais reporter criminel à la Glasgow Gazette, un boulot qui l’oblige très régulièrement à côtoyer les plus dangereux malfrats du pays. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Lady Gibson finira par faire appel à lui : son mari, un riche banquier à la tête de la Scottish Linen Bank, vient d’être enlevé. Et ses kidnappeurs exigeant une rançon de 20 000 livres (une vraie fortune pour l’époque !), elle demandera à Brodie de leur apporter l’argent.

Plus mort que vif

Cette étrange mission, Brodie aurait dû la refuser d’emblée. Car à peine arrivé sur les lieux de l’échange, il se fera assommer... et se réveillera à deux pas du cadavre de Sir Fraser Gibson. Le véritable cauchemar commencera juste après, puisque les flics ne tarderont pas à conclure qu’il est l’auteur de ce meurtre crapuleux.

Par chance, les services secrets britanniques entreront rapidement en scène pour épauler Brodie et nous offrir un dénouement digne de ce nom !