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La grosse facture du G7 de la Malbaie

Annonce du sommet G7 au manoir Richelieu de Chalevoix, en présence des ministres Jean-Yves Duclos et Diane Lebouthillier
Photo d'archives Daniel Mallard

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La tenue prochaine du sommet du G7 en sol canadien, plus précisément au Manoir Richelieu de La Malbaie, va coûter au gouvernement Trudeau la rondelette somme de 606 millions de dollars.

C’est le prix à payer pour assumer en juin prochain la « présidence canadienne du G7 », et être responsable du « sommet des dirigeants ».

Plusieurs ministères et organismes fédéraux vont se partager la facture salée du sommet du G7, dont 259 millions $ pour la GRC ; 100 millions $ pour Affaires mondiales Canada ; 35 millions $ pour la Défense nationale ; 99 millions $ pour Sécurité publique Canada ; 68 millions $ pour Approvisionnement Canada et Services partagés Canada.

Lors du sommet, Justin Trudeau profitera de l’extraordinaire tribune que lui offre la présidence du G7 pour vanter les mesures annoncées dans le budget en vue de promouvoir l’égalité des sexes et le renforcement du pouvoir des femmes. Au cours des cinq prochaines années, le gouvernement Trudeau entend consacrer 2 milliards $ à titre de « mesures de soutien supplémentaire » au programme de Politique d’aide internationale féministe.

LE DÉFICIT

Dans le cadre du troisième budget du ministre Bill Morneau, j’ai été surpris de constater que le déficit prévu pour l’exercice 2019-20, soit celui de l’année électorale, s’élèvera à 17,5 milliards $. Ce déficit correspond à la prévision que le ministre Morneau avait effectuée en mars 2016 lors de la présentation de son premier budget 2016-17.

C’est quoi la surprise ? Le déficit est de la même ampleur, alors que les revenus budgétaires projetés sont supérieurs de 6,5 milliards $ par rapport à ses prévisions initiales de 2016. C’est donc dire que le gouvernement Trudeau a augmenté ses dépenses de 6,5 milliards $ de plus que prévu.

Concernant la « vieille » promesse électorale de M. Trudeau de rééquilibrer le budget, sachez que rien n’est prévu à cette fin d’ici les cinq prochaines années... sous un « autre » gouvernement libéral.

Comme il est incapable de rééquilibrer le budget en période de solide croissance économique, la situation budgétaire risque même de se détériorer lorsque l’économie ralentira.

LES PME

La réforme fiscale des PME que le ministre Morneau met en place à compter de 2019 va rapporter au gouvernement Trudeau quelque 2,3 milliards $ de plus en quatre ans.

Il va sans dire que la réforme va soulever la colère des milliers de propriétaires de PME qui sont touchées par les nouvelles mesures touchant les revenus de placement que les PME encaissent sur l’accumulation des bénéfices au sein des entreprises.

Pendant ce temps-là, le gouvernement Trudeau permet aux Netflix de ce monde de bénéficier d’un traitement privilégié en n’imposant pas la TPS sur ses services.

LE CANNABIS

Pour les quatre exercices financiers allant de 2019 à 2022, la taxation du cannabis devrait rapporter quelque 2,8 milliards $ en taxe d’accise. Le gouvernement fédéral conservera 690 millions $ et les provinces se partageront 2,1 milliards $.

En vertu de l’entente convenue avec la plupart de provinces, 75 % des recettes de la taxe d’accise sur le cannabis seront distribuées aux provinces et territoires. Et 25 % iront dans les coffres du gouvernement fédéral.