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Le ministre Proulx lance son livre

Son idée de créer un ordre des enseignants dénoncée

Sébastien Proulx en compagnie du premier ministre Philippe Couillard lundi, lors du lancement de son livre à la librairie La Liberté, située dans la Pyramide à Sainte-Foy.
Photo Simon Clark Sébastien Proulx en compagnie du premier ministre Philippe Couillard lundi, lors du lancement de son livre à la librairie La Liberté, située dans la Pyramide à Sainte-Foy.

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Le ministre Sébastien Proulx a officiellement lancé lundi soir un livre où il présente sa vision de l’avenir de l’éducation.

Sébastien Proulx en compagnie du premier ministre Philippe Couillard lundi, lors du lancement de son livre à la librairie La Liberté, située dans la Pyramide à Sainte-Foy.
Photo Simon Clark

Le ministre de l’Éducation affirme avoir écrit d’un trait, durant le congé des Fêtes, cet ouvrage intitulé Un Québec libre est un Québec qui sait lire et écrire.

« Ce que j’ai souhaité faire, en écrivant ce livre, ce n’est pas de jeter une pierre dans l’eau pour faire du bruit, c’est [plutôt] de déposer une pierre à l’édifice extraordinaire qu’est le système d’éducation », a affirmé Sébastien Proulx lors d’une allocution devant une foule nombreuse à la librairie La Liberté, à Sainte-Foy.

Sébastien Proulx en compagnie du premier ministre Philippe Couillard lundi, lors du lancement de son livre à la librairie La Liberté, située dans la Pyramide à Sainte-Foy.
Photo Simon Clark

Ordre des enseignants

Dans son livre, le ministre Proulx aborde notamment l’idée de créer un ordre professionnel des enseignants. Les ordres professionnels visent notamment à établir des standards de pratique afin de protéger la population. « Ça amène un encadrement, mais c’est aussi la prise en charge par des professionnels de leur profession », souligne Sébastien Proulx.

Sébastien Proulx en compagnie du premier ministre Philippe Couillard lundi, lors du lancement de son livre à la librairie La Liberté, située dans la Pyramide à Sainte-Foy.
Photo Simon Clark

La suggestion du ministre a toutefois été reçue très négativement par les syndicats d’enseignants. « On veut encore parler de solutions payantes pour les élections, mais on ne veut pas vraiment parler d’éducation au Québec », déplore la présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), Josée Scalabrini.

Elle estime que les chambardements dans le système d’éducation, au cours des vingt dernières années, ont créé un environnement « très difficile » pour les enseignants. « Ils portent seuls l’éducation à bout de bras », dit-elle.

Sébastien Proulx en compagnie du premier ministre Philippe Couillard lundi, lors du lancement de son livre à la librairie La Liberté, située dans la Pyramide à Sainte-Foy.
Photo Simon Clark

Josée Scalabrini ajoute que la création d’un ordre professionnel amènerait une « bureaucratie » qui serait payée par les enseignants.

« Pas surpris »

Pour sa part, la Fédération autonome de l’enseignement a publié un communiqué cinglant, où elle affirme que « les enseignantes et enseignants qu’elle représente n’auront pas le temps de lire son livre ». « Les conditions dans lesquelles le ministre Proulx les fait travailler ne le leur permettront pas », écrit-elle.

Sébastien Proulx en compagnie du premier ministre Philippe Couillard lundi, lors du lancement de son livre à la librairie La Liberté, située dans la Pyramide à Sainte-Foy.
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Sébastien Proulx affirme qu’il n’est « pas surpris » de la réaction des syndicats de l’enseignement. « En même temps, c’est écrit dans le livre que ça fait partie des propositions à mettre sur la table dans le cadre d’une conversation », souligne-t-il, ajoutant qu’il faut « bien sûr parler des conditions » de travail des enseignants.

Sébastien Proulx en compagnie du premier ministre Philippe Couillard lundi, lors du lancement de son livre à la librairie La Liberté, située dans la Pyramide à Sainte-Foy.
Photo Simon Clark

« Mais je pense que ça passe également par une réflexion à l’égard de l’ordre parce qu’il y a un défi au niveau de l’encadrement professionnel et ce sera sur la table », dit-il.