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«On aurait dû penser au circuit Gilles-Villeneuve avant...»

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Photo d'archives, AFP

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MONTMELO | Présent à Montréal en juillet dernier à l’occasion de l’épreuve de Formule E, Alain Prost ne cache pas avoir été déçu d’apprendre son retrait du calendrier.

Le quadruple champion du monde de F1 est directement impliqué avec l’équipe Renault e.dams, qui fait notamment courir son fils Nicolas en FE. Il le sera encore une autre année avant que Nissan, associée au constructeur français, ne prenne la relève l’an prochain.

« C’était un bel événement auquel tous les intervenants de la FE ont embarqué avec enthousiasme, a-t-il indiqué en entrevue au Journal, mardi à Montmelo, en Espagne. D’autant plus que le tracé faisait l’unanimité auprès des pilotes.

« Maintenant, a-t-il affirmé, je ne commenterai pas les enjeux politiques qui ont mené à la décision de mettre fin à cette aventure. On a toutefois investi des sommes d’argent importantes qui n’auront servi qu’un an seulement. C’est regrettable. »

L’exemple de Mexico

Prost est conscient que la venue de la FE a suscité la grogne de la population locale, qui a très mal digéré les coûts reliés à la course et les entraves à la circulation.

Pour l’ambassadeur de la marque Renault, la solution, c’était d’organiser l’épreuve ailleurs qu’au centre-ville.

« Le concept de la FE, c’est de courir dans les rues de la ville, a-t-il fait savoir. Mais il y a des exceptions, comme Mexico. Montréal aurait pu en être une autre.

« On aurait dû penser au circuit Gilles-Villeneuve avant, avoue-t-il. Montréal est l’un des rares endroits où on aurait pu le faire. Bien sûr, ça aurait exigé des dépenses pour réaménager la piste existante, qu’il aurait fallu réduire de moitié [en raison de l’autonomie limitée des bolides]. Mais c’était possible. »

Nous lui avons alors rappelé que le site du Grand Prix du Canada avait été envisagé par les autorités de la FE lors des premières discussions, mais que l’ancienne administration municipale n’a jamais voulu donner suite à ce projet et que pour elle, la course devait avoir lieu au centre-ville et nulle part ailleurs.

« C’est dommage, a-t-il conclu, car la FE est un championnat dont le prestige est grandissant avec la présence de plus en plus soutenue des plus grands constructeurs automobiles de la planète. Montréal méritait d’avoir sa place. »

Vettel avant les... flocons

Le temps froid a peut-être réduit les ardeurs des écuries de F1 en cette deuxième journée des essais hivernaux (le terme est vraiment approprié), mais ça n’a pas empêché Sebastien Vettel de boucler son parcours au sommet du tableau.

À bord de sa Ferrari chaussée de pneus tendres, l’Allemand a parcouru 98 tours du circuit de Barcelone-Catalogne, dont son plus rapide en 1 min 19,673 s, avant que des flocons de neige ne viennent signifier la fin des émissions en fin d’après-midi.

Il a devancé Valtteri Bottas (1:19,976), sur Mercedes, le seul des neuf autres participants à avoir roulé hier sous la barre des 80 secondes, et le Belge Stoffel Vandoorne (1:20,325), classé au troisième rang au volant de sa McLaren.

Les deux pilotes de l’écurie Williams, Robert Kubica (1:21,495) et Sergey Sirotkin (1:21,822), ont réalisé les septième et huitième meilleurs chronos de la journée. Lance Stroll, plus lent la veille que ses deux équipiers, aura la chance de se racheter aujourd’hui si, évidemment, le temps le permet.

De fortes précipitations, dont de la neige en matinée, risquent en effet de perturber, voire annuler cette troisième journée.