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Voyage en Inde: Trudeau sous le feu de l'opposition à la Chambre des communes

Voyage en Inde: Trudeau sous le feu de l'opposition à la Chambre des communes
Photo AFP

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OTTAWA – Le premier ministre Justin Trudeau a esquivé les questions de l'opposition sur son voyage en Inde et sur l'invitation envoyée à un ancien extrémiste sikh, mardi, lors de son retour à la Chambre des communes.

Le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, a questionné à plusieurs reprises le premier ministre sur l'invitation envoyée à Jaspal Atwal, un ancien extrémiste qui a déjà tenté d'assassiner un ministre indien en 1986 en Colombie-Britannique. M. Atwal avait été pris en photo avec la conjointe de Justin Trudeau, Sophie Grégoire-Trudeau, mardi dernier, en plus d'être invité à un souper, jeudi, à Delhi.

«Cet homme n'aurait jamais dû être invité et, dès que nous en avons pris connaissance, son invitation a été retirée. Nous avons pleinement confiance en nos agences de sécurité et en la police, qui ne sont pas partisanes», s'est contenté de répondre le premier ministre à plusieurs reprises.

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a ensuite pris le relais en répétant la même ligne.

Le premier ministre a aussi tenté de mettre de l'avant le bilan économique de son voyage en Inde, rappelant qu'il avait généré des investissements, en guise de réponses aux questions de l'opposition.

Théorie du complot

La semaine dernière, le gouvernement Trudeau avait d'abord expliqué qu'un député libéral était responsable de l'invitation, avant d'évoquer que des responsables indiens pourraient être derrière l'invitation de l'ancien terroriste sikh. Le premier ministre n'a pas répondu aux questions sur cette «théorie du complot» mardi.

«On ne peut plus croire le premier ministre. Il refuse de prendre ses responsabilités. Inventer une théorie du complot visant un allié pour se sauver la face, ça dépasse l'entendement. S'il a les preuves qu'il les dépose ici», a lancé le député conservateur Alain Rayes.

L'opposition officielle a cherché à savoir si le gouvernement a bel et bien refusé de soumettre la liste des invités au souper à Delhi lorsque l'Inde en a fait la demande, tel que des médias l'ont rapporté.

Le ministre Goodale s'est toutefois borné à répondre que la mission du premier ministre a été longuement préparée et que les agences de sécurité avaient toute la latitude pour partager ou non ces informations.