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Coupable d’avoir tué sa copine autochtone

Kwasi Alfred Benjamin
PHOTO COURTOISIE, SPVM Kwasi Alfred Benjamin

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Le Montréalais accusé d’avoir étranglé à mort sa copine autochtone vient d’être déclaré coupable de meurtre au deuxième degré.

«Coupable», a lancé le juré numéro 2, au procès de Kwasi Alfred Benjamin, avant que tous les autres jurés confirment le verdict.

La tête basse et les yeux rougis dans le box des accusés, Benjamin n’a pas dit un mot en entendant ce mot qui le condamne automatiquement à la prison à vie.

Le meurtre est survenu en mai 2015, dans le quartier Côte-des-Neiges à Montréal. Depuis quelque temps déjà, la relation entre Benjamin et sa copine Nellie Angutiguluk était acrimonieuse. Le couple se disputait, souvent à propos d’argent, et l’accusé de 32 ans se plaignait que la femme ne contribuait pas aux dépenses.

Et dans les jours précédant le drame, le couple avait été vu dans des bars en train de se disputer. La police avait dû intervenir à leur sortie de l’établissement. Une autre fois, Benjamin avait poussé au sol sa copine de 29 ans, en lui reprochant de ne pas payer le loyer.

Dix jours plus tôt, Benjamin aurait poussé Mme Angutiguluk au sol, en se plaignant qu’elle ne payait pas le loyer. La relation s’est terminée en meurtre.

Lors des obsèques de la défunte, il s’était présenté avec sa nouvelle petite amie, avait noté le procureur à la Couronne Dennis Galiatsatos au début du procès.

La défense avait de son côté souligné que la victime, originaire de Puvirnituq dans le nord du Québec, avait tenu des propos suicidaires. L’avocat Paul Skolnik avait demandé l’acquittement, mais le jury a plutôt penché vers la théorie du meurtre.

Maintenant que Benjamin est coupable, le juge Michael Stober doit décider combien d’années le meurtrier devra purger avant d’être admissible à une libération conditionnelle. Les avocats pourront faire part de leurs recommandations lors d’une prochaine audience.