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François Bellefeuille réussit à se surpasser

Son deuxième spectacle, Le plus fort au monde, marque l’imaginaire une fois de plus

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Après un premier spectacle solo, il y a trois ans, qui a marqué notre imaginaire, on se demandait si François Bellefeuille allait être capable de garder le même niveau d’hilarité pour sa deuxième offrande.

Non seulement il l’a maintenu, mais il l’a probablement dépassé. Le public n’en pouvait plus de s’esclaffer, mercredi soir, à la salle Albert-Rousseau, alors qu’avait lieu la première médiatique de son spectacle Le plus fort au monde, une proposition décalée, consistante et très personnelle.

Car dans ce spectacle, François Bellefeuille puise dans les détails les plus intimes de sa vie. Nouvellement papa de deux enfants « faits en un an et demi » avec une mère qu’il a « rencontrée sur Kijiji », il est question de sa paternité, de l’enfance, de sa vie de couple et sexuelle. Et on en apprendra beaucoup trop sur son appareil reproducteur.

L’autodérision et la colère sont toujours les pierres d’assise de son personnage, mais dont la grogne est plus nuancée, plus maîtrisée. L’humoriste semble moins criard, mais est tout aussi mordant.

Irrité et enragé

« J’ai engraissé ! » C’est de cette manière que l’humoriste décoiffé est entré en scène, décrochant ainsi le premier d’une très longue série d’éclats de rire.

Être irrité, enragé, révolté est sa marque de commerce, et c’est là-dessus qu’il a surfé dans le premier droit du spectacle. Il s’insurge contre des sujets aussi disparates que les cyclistes, les pots de vaseline, les courges, les fumeurs et a exprimé sa haine pour les soirées vins et fromages.

« C’est pas pour rien que les couteaux à fromage ont le bout rond, c’est pour pas que je me le rentre dans la gorge ! »

Le retour des projections

Au grand bonheur des spectateurs qui ont vu son premier spectacle, François Bellefeuille fait bon usage de projections à quatre reprises dans la soirée, qui se sont avérées être les meilleurs moments de la soirée.

Il nous a livré sur grand écran quelques pages de son livre Insultes à travers le monde, un guide pour insulter les gens selon le pays où on se trouve. Ses phrases sans queue ni tête n’ont laissé aucun répit au public.

Après une désopilante description de son appareil reproducteur, on a pleuré de rire devant son analyse des dessins qu’il a faits à huit ans, gardés par sa mère et projetés sur grand écran. Au rappel, ses brouillons d’enfance s’étaient transformés en dessins animés, où il faisait la narration.

Dans la salle, c’était aussi le délire lorsqu’il nous a montré les photos de sa jeunesse, où on découvre qu’il avait un surplus de poids dans la vingtaine. C’est aussi au cours de la seconde moitié de la soirée qu’il a brillamment mis en parallèle sa propre enfance avec celle de ses enfants.

François Bellefeuille n’a pratiquement jamais raté sa cible durant cette heure et demie bien condensée. Son retour sur les planches a été triomphant.

 

Quelques blagues en rafale...

  • « Ceux qui ont la carte Air Miles, sacrez votre camp ! »
  • « Les punaises de lit, c’est une MTS pour les gens qui couchent avec personne. »
  • « La garderie, tu leur donnes 7 $, en échange ils te donnent la gastro. »

François Bellefeuille est en spectacle à la salle Albert-Rousseau le 24 mars, les 27 et 28 avril et le 9 juin. Il sera également au Grand Théâtre le 28 septembre.