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La dialyse fête ses 70 ans à Montréal

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Les traitements de dialyse existent à Montréal depuis 70 ans cette année, depuis que l’inventeur hollandais du premier rein artificiel a envoyé ici un de ses appareils, juste après la Seconde Guerre mondiale.

« Nous avons une dette de gratitude à l’égard des Hollandais », raconte le néphrologue Mortimer Levy du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

17e patiente

L’inventeur du rein artificiel, le Dr Willem Kolff, l’a fait en pleine guerre mondiale en se cachant des nazis. Ses 16 premiers patients sont tous morts, mais la 17e patiente qu’il a traitée pour une insuffisance rénale a survécu. Celle-ci, nommée Sophia Schafstadt, est célèbre pour avoir dit « si je survis, je vais divorcer », ce qu’elle a fait.

Une fois la guerre terminée, le Dr Kolff a voulu faire profiter le monde entier de son invention, en envoyant des appareils dans cinq grandes villes, dont Montréal.

« Il ne l’a jamais brevetée et a donné gratuitement ses plans », dit le Dr Levy à propos de la machine originale en bois.

La dialyse élimine les déchets et l’excès d’eau du sang et constitue le seul traitement disponible pour les patients dont les reins sont incapables de le faire.

23 février 1948

À Montréal, c’est un étudiant du Dr Kolff venu travailler à l’hôpital Royal Victoria qui a effectué la première dialyse le 23 février 1948. C’était la troisième au pays, après Toronto et Vancouver.

L’appareil en bois du Dr Kolff a ensuite été remplacé par un modèle en métal, raconte le Dr Levy. Mais l’immense machine, qui mesurait plus de quatre pieds sur quatre pieds et qui faisait de lentes rotations, a depuis été remplacée par un tout petit cylindre.

Aujourd’hui, le Centre universitaire de santé McGill traite environ 300 patients, soit 40 000 traitements de dialyse par année.

Les maladies rénales touchent un Canadien sur dix selon la Fondation canadienne du rein.