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La neige perturbe les essais​

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MONTMELO | La scène était plutôt irréelle quand nous avons quitté notre hôtel en début de matinée. C’était un côté de la région de Barcelone, en Espagne, qui nous était plutôt inconnu.

Sur la route nous menant au Circuit de Barcelone-Catalogne, des chasse-neige épandaient de l’abrasif sur les voies rapides et la neige se faisait de plus en plus persistante.

Cette traversée de l’Atlantique fut pour nous une occasion ratée de fuir l’hiver québécois. À notre arrivée, un tapis blanc nous a accueillis alors que le mercure indiquait un frisquet -1 degré. On n’aurait jamais cru devoir vous livrer un bulletin météo, mais hélas, c’était le principal sujet de conversation dans les paddocks.

Des tours... symboliques

Cette troisième journée des essais pré-saison a aiguisé la patience des équipes de F1 dont la plupart ont choisi, avec raison, d’abandonner sagement leurs monoplaces dans les garages.

Cet épisode de neige a laissé place à la pluie, parfois forte en après-midi, mais de courtes accalmies ont incité certains pilotes, cinq au total, à effectuer des sorties, disons symboliques.

À part Fernando Alonso, le seul à avoir été crédité d’un chrono (2 min, 18,524 s) au terme de 11 tours à bord de sa McLaren. Et ce n’est pas une coïncidence. Le double champion du monde a voulu satisfaire ses quelques centaines de compatriotes qui ont bravé le temps exécrable pour assister à ces essais... hivernaux.

Stroll au volant vendredi matin

Du reste, Daniel Ricciardo (Red Bull) et Brendon Hartley (Toro Rosso) ont parcouru le tracé pour deux tours d’exploration sans faire activer le chrono, suivi de Marcus Ericsson (Sauber) et de Robert Kubica, limités, quant à eux, à une seule randonnée. Ce dernier aura donc été le seul de l’écurie Williams à prendre la piste.

Son coéquipier Lance Stroll, qui devait poursuivre ses essais en matinée, s’est fait dire de rester à l’intérieur quoiqu’on l’a aperçu, bien installé dans son cockpit, à simuler des procédures de départ dans les puits de ravitaillement.

Le pilote montréalais, qui n’a bouclé que 46 tours depuis lundi, doit reprendre le volant vendredi matin, avant la pause de cinq jours. Et, bonne nouvelle, les prévisions météo s’annoncent nettement plus favorables.