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Des beaux jours aux crises internes: 5 moments clés de l’existence du Bloc québécois

Des beaux jours aux crises internes: 5 moments clés de l’existence du Bloc québécois
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Le Bloc québécois vit une nouvelle crise. Mercredi, sept des dix élus de la formation souverainiste ont annoncé qu’ils siégeraient désormais comme députés indépendants.

Malgré cette nouvelle crise, l'actuelle chef du parti, Martine Ouellet, n'a pas l'intention de laisser son poste.

Voici 5 moments clés de l’existence du Bloc:

Fondation du parti

Lucien Bouchard, alors ministre de l’Environnement dans le gouvernement conservateur de Brian Mulroney, a largué son parti au printemps 1990 parce qu’il était insatisfait de la position de son caucus sur le Québec.

Quelques jours plus tard, l’Accord du lac Meech échouait et plusieurs autres députés, libéraux comme conservateurs, dont le regretté Jean Lapierre, se joignaient à Bouchard pour franchir les premières étapes de la fondation du Bloc québécois.

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Le même été, Gilles Duceppe était élu dans une élection partielle, devenant ainsi le premier député bloquiste élu à la Chambre des communes.

Mais ce n’est que l’année suivante, en juin 1991, que le parti a officiellement pris forme, lors de son congrès de fondation, au cégep de Sorel-Tracy.

Opposition officielle

Le Bloc québécois est arrivé aux élections de 1993 avec le vent dans les voiles. Un autre échec constitutionnel divisait le Canada. L’Accord de Charlottetown venait d’être rejeté par la majorité des Canadiens un an auparavant.

C’est ainsi que Lucien Bouchard est parvenu à faire élire 54 députés le 25 octobre 1993. Toutefois, la surprise est arrivée plus tard dans la soirée, lorsque les Canadiens ont découvert que le Bloc québécois formerait l’opposition officielle.

Référendum de 1995

Le mouvement séparatiste était gonflé à bloc. À Québec, le Parti québécois avait pris le pouvoir en 1994. Un référendum sur la souveraineté du Québec s’organisait et le Bloc québécois serait un important acteur dans le camp du Oui.

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Le chef, Lucien Bouchard, a été appelé à livrer d’importants discours et à négocier avec des politiciens canadiens, américains et français, notamment. Ses députés étaient également de la partie, sur le terrain, aux côtés de confrères péquistes.

Le 30 octobre 1995, le mouvement séparatiste perdait son pari. Le camp du Non remportait le référendum avec une mince majorité de 54 288 voix. Jacques Parizeau a démissionné le lendemain après avoir tenu des propos controversés.

Bouchard a quitté le Bloc pour prendre la tête du PQ.

L’époque de Gilles Duceppe

Gilles Duceppe aura été chef du Bloc québécois pendant plus de 14 ans. Il a repris les rênes du parti en 1997 et les a gardées jusqu’en 2011, lorsque la délégation du Bloc a passé de 49 députés à seulement quatre. Il a lui-même été battu dans sa propre circonscription. Pendant l’époque de Gilles Duceppe, le Bloc québécois a détenu une majorité des 75 circonscriptions du Québec.

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Les chefs se succèdent

Les turbulences se succèdent au Bloc depuis la déconfiture de 2011, année où le Québec a été balayé par la vague orange. Daniel Paillé, Mario Beaulieu, Gilles Duceppe et Martine Ouellet ont tenté de redresser le parti, sans succès.

En février 2018, sept des dix députés bloquistes démissionnent avec fracas, alléguant une différence de vision fondamentale avec Martine Ouellet sur le rôle du Bloc à Ottawa.

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Boris Proulx - Agence QMI