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Une quarantaine de camions humanitaires prêts à aller dans la Ghouta orientale (ONU)

Une quarantaine de camions humanitaires prêts à aller dans la Ghouta orientale (ONU)
AFP

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Une quarantaine de camions chargés d’aide humanitaire sont prêts à se rendre à Douma dans la Ghouta orientale dans la banlieue de Damas, a indiqué mercredi Mark Lowcock, secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires.

Depuis l’adoption d’une résolution samedi exigeant un cessez-le-feu en Syrie, rien n’a changé, a-t-il déploré. L’ONU est prête à se rendre dans dix lieux assiégés dont Douma, a-t-il ajouté.

«Quand votre résolution sera-t-elle mise en oeuvre ?», a lancé en conclusion, dans un grand silence, le responsable de l’ONU en regardant fixement les membres du Conseil de sécurité.

Depuis samedi, il n’y a ni accès humanitaire, ni autorisation du régime pour se rendre dans des zones assiégées, ni évacuation médicale. En revanche, c’est toujours des bombardements, toujours des morts, toujours des blessés, a-t-il égrené, à l’occasion de la réunion mensuelle du Conseil de sécurité consacrée à la situation humanitaire en Syrie.

À l’image des déclarations venues de leur capitale depuis cinq jours, la représentante des États-Unis, Kelley Currie, a accusé le régime syrien de violer l’embargo. L’ambassadeur russe Vassily Nebenzia a accusé les opposants au régime syrien.

L’ambassadeur suédois adjoint à l’ONU, Carl Skau, a réclamé un “accès immédiat” pour l’aide humanitaire. “Il n’y a pas de temps à perdre”, a-t-il imploré.

Avant la réunion, son homologue français, François Delattre, a rappelé que dans une lettre mardi à l’ONU les rebelles de la Ghouta s’étaient dits «prêts à appliquer» la trêve. Mais il n’y a «pas d’indication du régime» qu’il est prêt à faire de même, a-t-il relevé. Il faut créer «un mécanisme de surveillance» pour contrôler le cessez-le-feu et «il revient au régime de faire sa part», a-t-il insisté.

«C’est la crédibilité collective du Conseil de sécurité et la responsabilité de chacun de leurs membres qui sont aujourd’hui lourdement engagés face au drame syrien», a aussi estimé François Delattre.

À propos de la lettre de groupes d’opposition envoyée à l’ONU, Vassily Nebenzia a dénoncé le fait que quelqu’un ait pu obtenir «les adresses électroniques de tous les coordonnateurs politiques» des 15 missions diplomatiques du Conseil de sécurité. «Cela signifie que quelqu’un a communiqué leurs coordonnées à des individus pour le moins douteux qui sont issus de l’opposition syrienne radicale», a-t-il critiqué, sans citer de pays.

Le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires politiques, Jeffrey Feltman, a fait part de son côté de sa «frustration». «Ce dont nous avons besoin c’est d’une application (de la trêve) et elle ne survient pas», a-t-il constaté.

Après une nuit marquée par des affrontements intenses à la périphérie de la Ghouta orientale, l’aviation du régime a de nouveau bombardé mercredi matin plusieurs localités de l’enclave rebelle où près de 600 civils sont morts depuis le 18 février, dont près d’un quart d’enfants, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).