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L’appui du Québec à Michaëlle Jean sera conditionnel à une gouvernance plus transparente

Philippe Couillard et Michaëlle Jean
Photo d'archives Philippe Couillard et Michaëlle Jean

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STONEHAM | L’appui du Québec au deuxième mandat sollicité par Michaëlle Jean à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) sera conditionnel à plus de transparence, et davantage de reddition de comptes, confirme Philippe Couillard.

«C’est normal qu’on demande plus de transparence», a déclaré le premier ministre du Québec, après que notre Bureau d’enquête eut révélé que M. Couillard profitera de sa visite à Paris, la semaine prochaine, pour rencontrer la secrétaire générale de l’OIF.

«Je veux, bien sûr, la rencontrer. Ce ne serait pas normal que le premier ministre du Québec, à Paris, qui est le siège de l’OIF, ne rencontre pas la personne qui dirige ça. D’autant plus qu’elle est Québécoise elle-même», a commenté M. Couillard.

Le premier ministre a aussi confirmé les informations, rapportées par notre Bureau d’enquête, voulant que le Québec et le Canada réclament une amélioration significative de la gouvernance de l’OIF.

Dépenses controversées

Rappelons que les médias, en France comme au Canada, ont fait grand bruit au cours des derniers mois des dépenses effectuées par Mme Jean depuis son arrivée en poste à l’OIF.

En 2016, le journal français L’Opinion a révélé qu’un séjour de l’ex-gouverneure générale du Canada au luxueux hôtel Waldorf Astoria de New York avait coûté 50 000 $ US à l’OIF.

Le quotidien français avait aussi rapporté que Mme Jean avait fait passer l’achat d’un piano à queue d’environ 20 000 $ sur les dépenses de l’organisation.

En juin dernier, notre Bureau d’enquête a aussi relevé des dépenses d’un demi-million de dollars effectuées à même les fonds publics pour rénover la résidence officielle louée pour Mme Jean à Paris.

Rigueur et transparence

Pour autant que l’organisation démontre qu’il a entendu le message envoyé «à de nombreuses reprises» par son gouvernement à l’OIF, M. Couillard continuera à appuyer Mme Jean.

«Écoutez, nous, on est contents qu’une Québécoise soit là, a dit M. Couillard. On va continuer, bien sûr, à la soutenir, mais on va continuer également à demander à l’organisation davantage de rigueur et de transparence dans la gestion de ses affaires.»

«Actuellement, je ne vois pas d’autre candidature susceptible de faire autant que ce qu’elle fait pour la francophonie», a-t-il souligné.

La Canadienne d’origine haïtienne briguera un second mandat à la tête de l’OIF lors du Sommet de la Francophonie, qui se déroulera en Arménie, les 11 et 12 octobre prochains.