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Le Lightning pige dans la cour du CH et signe Alex Barré-Boulet

Le Lightning pige dans la cour du CH et signe Alex Barré-Boulet
Sébastien St-Jean / Agence QMI

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Le Lightning de Tampa Bay a mis le grappin jeudi sur le meilleur pointeur de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), Alex Barré-Boulet, en lui faisant signer un contrat d’entrée de trois saisons, au grand dam des partisans du Canadien de Montréal.

Il n’en fallait pas plus pour soulever l’ire des amateurs du Tricolore qui n’ont pas caché leur déception sur les réseaux sociaux. L’insatisfaction est d’ailleurs bien palpable à Montréal. Les gradins du Centre Bell sont de plus en plus dégarnis et les revendeurs de billets cherchent des clients, tandis que le directeur général Marc Bergevin reste largement contesté.

Le numéro 19 de l’Armada de Blainville-Boisbriand est pour sa part ravi d’avoir plus apposé sa signature au bas d’une entente le lien avec la formation floridienne, une équipe qui compte plusieurs Québécois.

«Depuis que je suis jeune tout ce que je veux, c’est de jouer dans la Ligue nationale [LNH], alors quand mon agent m’a appelé pour me dire que le Lightning était intéressé à mes services, j’étais juste content», a-t-il lancé lors d’une entrevue avec l’Agence QMI.

Il rêvait au CH

Questionné à savoir s’il avait eu des pourparlers avec le CH, Barré-Boulet a rétorqué : «Je ne sais pas, il faudrait poser la question à mon agent. C’est sûr que le Canadien a toujours été un rêve, puisque c’est l’équipe avec que je regardais quand j’étais petit, mais rendu là, mon objectif était de signer un contrat avec une formation de la LNH.»

Son agent Paul Corbeil a pour sa part refusé de parler des négociations, mais a indiqué que la majorité des équipes l’avaient contacté pour parler de son poulain. À savoir si le Tricolore a fait une offre ou s’est seulement informé de la situation du joueur originaire de Montmagny, l’histoire ne le dit pas.

On raconte dans les coulisses que le Canadien a soumis une offre, mais le Lightning et le clan Barré-Boulet avait déjà une entente de principe et il ne manquait que la signature.

Effectivement, s’il avait signé avant le 1er mars, il aurait perdu une année dans le hockey professionnel pour se développer. Sa première année de contrat aura été écoulée dans la LHJMQ et non dans l’organisation du Lightning.

«Ce que je cherchais pour Alex [Barré-Boulet], c’était un contrat lui permettant de se développer et lui assurer une certaine sécurité. C’est avec le Lightning que le tout s’est conclu quand nous avons obtenu ce qu’on cherchait», a-t-il mentionné.

Occasion ratée?

Le Tricolore a-t-il manqué le bateau? Voilà un chemin glissant sur lequel il n’a pas voulu s’embarquer.

«Pour moi le Canadien, c’est un allié comme toutes les autres équipes de la LNH, a poursuivi Corbeil. J’ai des clients avec la plupart des formations, dont avec le Canadien [Simon Bourque]. Chaque organisation a ses critères et son plan.»

Le téléphone n’a pas dérougi

Chez l’Armada, on se réjouit de voir un de ses protégés signer avec une équipe du circuit Bettman nonobstant le logo qu’il y a dans le coin du contrat.

«Moi, je me dois d’être transparent avec les équipes qui me contactent, a insisté Joël Bouchard, entraîneur et directeur général de l’équipe. Je dis la même chose à chacune des formations, je dois ça au joueur afin de ne pas limiter les opportunités qui peuvent se présenter à eux.»

Sans confirmer que le Bleu-Blanc-Rouge lui avait lâché un coup de fil afin de poser des questions sur son talentueux attaquant, il a indiqué que la majorité des équipes l’avaient contacté.

Le Canadien a-t-il regardé passer la parade? Bouchard a refusé de lancer la pierre à la Sainte-Flanelle.

«Pour le moment, Barré-Boulet n’a pas marqué un but dans la LNH, alors c’est difficile de prédire l’impact qu’il aura et qu’une formation a manqué son coup, mais est-ce un beau projet? Assurément. Cela dit, je n’ai pas toutes les informations, chaque équipe a ses raisons et c’est à elle de prendre les décisions pour le bien de son organisation.»