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Tout le monde vire «su’l top» durant la Nuit blanche pis je suis tannée

Tout le monde vire «su’l top» durant la Nuit blanche pis je suis tannée
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J’hais la Nuit blanche. Tous les ans, durant le festival Montréal en lumière, la ville a droit à une «nuit blanche». Une nuit entière où le métro ne ferme pas et où une foule d’activités sont organisées jusqu’aux petites heures du matin.

Vite de même, la Nuit blanche a l’air d’être un évènement vraiment l’fun. Les musées sont ouverts, il y a des spectacles gratuits un peu partout et il est même possible de faire un bain de minuit dans certains spas. Bref, c’est le gros party.

Ce qu’on ne vous dit pas, c’est que la Nuit blanche est la pire nuit de l’année.

 

Les bars sont bondés. Le métro est plein. Les gens crient pour se parler. La boisson coule à flots et on dirait que tout le monde se permet d’être un peu plus con.

 

Ma première expérience de Nuit blanche remonte à 2010. J’étais au cégep et je devais rejoindre un groupe d’amis au (feu) Métropolis pour assister à un spectacle gratuit.

À mon arrivée, il y avait un interminable line-up. Je n’ai jamais réussi à rejoindre mes amis qui étaient déjà à l’intérieur. J’ai attendu pendant 2h, les pieds dans la slush, le grand vent de mars dans la face. Quand le show s’est terminé, j’ai réussi à retrouver ma gang. On a voulu aller prendre un verre pour se réchauffer... Encore un line-up.

Au final, on a décidé de prendre le métro pour revenir boire quelques bières dans le salon de mon amie Aude... Et devinez quoi, on a encore dû attendre pendant une bonne demi-heure avant d’avoir assez de place dans un wagon de métro pour entrer.

Bref, j’ai passé ma soirée à attendre.

 

L’année suivante, j’ai voulu laisser une autre chance à la Nuit blanche. J’avais une tactique différente. Sortir avec un petit groupe, limiter les déplacements et choisir une activité près de chez moi pour éviter d’être pognée dans le métro avec une centaine d’inconnus intoxiqués.

Je me suis donc rendue dans un atelier du Mile-End afin de graver de vieux vinyles. Le genre de truc qui attire uniquement les initiés... normalement. À mon arrivée, la voie semblait libre... Les corridors qui menaient au loft où se déroulaient les gravures étaient longs et étroits. À un moment, on a commencé à entendre des cris et des rires très fort. Quand on a tourné le coin, il y avait des dizaines et des dizaines de personnes qui attendaient en ligne pour faire leur propre gravure sur vinyle. Pas moyen de s’en sortir sans 1h, voire même 2h d’attente. Calvair*.

 

On a rebroussé chemin. Sur la route vers notre appartement, on a croisé des groupes de fêtards qui parlaient fort, des gens saouls qui vomissaient. Bref, la crème de la crème de la faune montréalaise.

L’année suivante, j’ai décidé de rester chez nous...


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