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Le «Combine» de la NFL, un événement obscur devenu un monstre

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Photo d'archives, AFP Le «Combine» est devenu au fil des ans un événement incontournable auprès des équipes et des médias.

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INDIANAPOLIS | Qui a dit que la NFL s’éclipsait de l’actualité sportive après le Super Bowl  Cette semaine à Indianapolis, les espoirs en vue du prochain repêchage vont s’évertuer afin de se mettre en valeur dans le cadre du «Combine , un événement parti de rien qui est aujourd’hui devenu un monstre.

En 1982, les Cowboys de Dallas proposaient à la ligue de centraliser le processus d’évaluation des joueurs en vue du repêchage à un seul endroit. Depuis 1987, ce qu’on appelle le «Combine» de la NFL se déroule à Indianapolis et, cette année, pas moins de 326 espoirs se soumettront à différents tests physiques et mentaux à compter de demain.

Ce qui s’avérait au départ un simple processus d’évaluation couvert par une poignée de journalistes s’est transformé en événement couru, au point où plus de 1800 accréditations médias ont été distribuées cette semaine.

Succès télé

L’événement s’est métamorphosé au fil du temps, surtout à compter de 2004, quand la chaîne NFL Network a télédiffusé le tout à raison de six segments d’une heure.

Le volume de diffusion n’a cessé de croître d’année en année, atteignant les 30 heures en 2010 pour rejoindre 5,2 millions de téléspectateurs.

Depuis mercredi et jusqu’à lundi, NFL Network diffusera au total 52 heures sur le «Combine». De quoi vous donner une indigestion de sprints de 40 verges, de développé couché (bench press) et autres prouesses athlétiques!

L’an passé, les quatre jours de couverture ont amené une augmentation des cotes d’écoute de 23 % par rapport à l’année précédente. Les chiffres d’écoute en continu sur NFL.com ont aussi été en hausse de 43 %.

Une évolution impensable

Pour les anciens joueurs, dont le légendaire ex-maraudeur des Broncos Steve Atwater, croisé sur place par Le Journal, il était inimaginable qu’un jour le «Combine» se transforme en un tel cirque.

«J’y étais en 1989 et nous faisions nos évaluations sans même nous soumettre à la moindre entrevue médiatique. Jamais je n’aurais imaginé que de tels tests physiques intéressent les gens en dehors des équipes de la NFL. C’est fou comme c’est devenu gros!» a lancé celui qui occupe désormais un rôle de promotion dans l’administration de son ancienne équipe.

Depuis l’an dernier, une petite portion d’amateurs peut même assister aux différents tests. Les partisans des quatre coins des États-Unis prennent aussi part à des festivités autour de l’événement.

Le repêchage de la NFL, tenu en avril, est devenu ces dernières années le deuxième plus important événement pour la ligue après le Super Bowl. Pas si étonnant dans ce contexte que le «Combine» ait par le fait même été érigé en monument.

Les records du combine

Sprint sur 40 verges

John Ross
Photo d'archives, AFP
John Ross

John Ross (receveur) | 4,22 s | 2017

Développé couché ( bench press )

Stephen Paea (plaqueur) | 49 répétitions (225 lb) | 2011

Saut en hauteur (sans élan)

Chris Conley (receveur) | 45 pouces (1,14 m) | 2015

Saut en longueur (sans élan)

Byron Jones
Photo d'archives, AFP
Byron Jones

Byron Jones (demi défensif) | 12 pi 3 po (3,73 m) | 2015

De retour avec les Raiders, Jon Gruden fait fureur

Il fallait voir l’attroupement autour de Jon Gruden pour réaliser à quel point son retour à la barre des Raiders suscite un intérêt fort.

Le charismatique entraîneur-chef, qui a fait sa marque lors des dernières années comme analyste au match du lundi soir, est revenu à ses racines, et après 10 ans d’absence des lignes de côté il entend toujours mener sa barque à sa manière.

«Chucky» a déridé la galerie lorsqu’il a été questionné sur son intérêt pour les statistiques avancées et autres données analytiques.

«C’est beau d’avoir ces données, mais encore faut-il savoir les lire! Je n’ai pas envie de travailler avec un GPS. J’essaie de ramener le football vers 1998. La vieille école, ça a toujours fonctionné», a-t-il clamé.

Packers et joueurs autonomes, une approche différente?

Les Packers, c’est connu, ne sont pas dépensiers sur le marché des joueurs autonomes.

Le départ du directeur général Ted Thompson changera-t-il leur approche?

Son successeur Brian Gutekunst a offert mercredi une réponse mitigée à cet effet.

«J’aimerais que nous soyons agressifs et qu’on fasse partie de toutes les conversations. En même temps, je comprends nos limites. Green Bay est un petit marché et il y a des risques. Comme disait mon prédécesseur et mentor, il faut agir avec prudence», a-t-il expliqué en point de presse.

Réactions en bref...

L’entraîneur-chef des Bills, Sean McDermott, n’a pas l’intention de se départir du quart-arrière Tyrod Taylor pour le moment. «Il a été une partie importante de la fin de notre disette de 17 ans sans séries. Son éthique de travail, ses intangibles et son leadership sont cruciaux», a-t-il dit... 

Son acolyte des Rams, Sean McVay, n’a pas osé trop s’avancer sur l’acquisition du demi de coin Marcus Peters. «L’échange ne peut devenir officiel avant le 14 mars, donc je ne veux pas me faire accuser de maraudage. Disons qu’on obtient un bon joueur. C’est un autre pas dans la bonne direction»...