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C’était le yéyé et les grands bouleversements

C’était le yéyé et les grands bouleversements

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En cette année 2018, une célébration sera en cours, soit celle de mai 1968. En attendant les analyses de fond, bien que tout a été écrit ou presque sur ces «  moments de braise   », le roman de Gérard de Cortanze est une délicieuse plongée qui oscille, entre le doute et la nostalgie. Après son épopée sur les zazous, il démarre son histoire le 22 juillet 1963 quand 200 000 personnes assistent Place des Nations au concert du premier anniversaire du magazine Salut les Copains. Cette jeunesse, dont l’âge oscille entre 14 et 20 ans rêvent d’un monde meilleur, parfois idéalisé à l’abri des privations de la dernière guerre.


Un peu Truffaut, un peu Lelouch


Pour évoquer cette période qui culminera en 2015, lors de la marche pour Charlie Hebdo, l’auteur a réuni un quatuor.  De Lorenzo, fou de cinéma à Michelle qui luttera pour le droit des femmes et du tandem Antoine et François, nous naviguons entre Truffaut et Lelouch. Introduisant l’histoire au jour le jour, avec les désirs, les amertumes et la vie qui bat, Laisse tomber les filles, s’avère un roman touchant qui ne s’adresse pas qu’à une clientèle féminine. Loin d’être un livre morose, malgré les désillusions, les liens se tissent à travers la musique. De Johnny Halliday

à Jimi Hendrix

, et de Trini Lopez,

à Michel Delpech,

les souvenirs affluent, tout comme le Gendarme de Saint-Tropez

et les Tontons Flingeurs.

Une sacrée époque,  avec ses corollaires que furent la guerre du Vietnam

, les manifestations

et bien plus tard, la chute du Mur de Berlin.

Avec Gérard de Cortanze, on entre dans l’histoire par le quotidien, et c’est aussi bien comme cela.