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«Il est temps de commencer»

Rémi Garde est fébrile à la veille du premier match de la saison de l’Impact

Rémi Garde
Photo Agence QMI, Joël Lemay Rémi Garde

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À 48 heures du premier match de la saison, la fébrilité commençait à monter chez l’Impact, qui a tenu un dernier entraînement à Montréal avant de prendre la direction de Vancouver, en fin d’après-midi.

« Ça fait un moment qu’on attend ça, donc maintenant il est temps de commencer cette saison », a lancé Rémi Garde.

Tout comme son entraîneur-chef, Saphir Taïder vivra son baptême de la MLS au BC Place dimanche, ce qui ne le stresse pas particulièrement.

Rémi Garde
Photo agence QMI, Joël Lemay

« Il y a de l’excitation et c’est normal après un mois de préparation, mais c’est plutôt positif, il n’y a pas de pression et s’il y en a, elle est plutôt positive. Ça reste du sport, on ne se prend pas la tête. On va quand même demeurer sérieux. »

Faire avec

Rémi Garde a confirmé que l’absence de Zakaria Diallo s’échelonnera sur au moins cinq à six mois tout en avouant que cette perte venait contrecarrer certains de ses plans.

« Ce n’est pas une bonne nouvelle, c’est même quelque chose d’important dans la structure de l’équipe parce que Zakaria avait démontré l’étendue de ses qualités pendant le temps qu’il a passé sur le terrain.

« Il faut qu’on soit capable de réagir dans l’adversité et de trouver des solutions, ça, c’est mon travail. On aura aussi à cœur de faire quelque chose pour lui. »

En l’absence du grand arrière central, il n’a pas vraiment le choix d’employer le latéral droit Jukka Raitala en défense centrale.

« Ça fait partie des solutions les plus probables que je peux utiliser, mais il peut y en avoir d’autres aussi. »

Temps de jeu

Rémi Garde est revenu sur les cas de Michael Salazar et Thomas Meilleur-Giguère, qui ont été prêtés au Fury d’Ottawa de l’USL, plus tôt cette semaine.

Si la décision peut étonner en raison du manque de profondeur, elle est pleine de sens pour l’entraîneur-chef.

« Le football c’est quand même de la compétition. J’ai expliqué à Michael qu’il avait des qualités, mais il n’a pas assez joué. Il a 25 ans et il a très, très peu de matchs. »

« Remplaçant ce n’est pas un métier, c’est même très dur parce que quand on ne joue que 20 ou 25 minutes, on n’a pas de repères. »

Garde a soutenu que Salazar ne faisait pas partie de ses plans immédiats.

« Même s’il a des qualités, ce n’est pas quelqu’un qu’on voyait démarrer dans l’équipe à court terme. La meilleure solution est d’avoir du temps de jeu, de marquer des buts et de prendre confiance. »

Difficile

Garde a rappelé qu’il n’était pas évident d’assurer un rôle de réserviste dans une équipe professionnelle.

« Enchaîner les entraînements tout le temps, physiquement ou mentalement, ce n’est pas la meilleure chose pour un garçon de 25 ans et non plus d’ailleurs pour un garçon de 20 ans comme Thomas Meilleur-Giguère. »

« J’arrive un peu avec mes repères d’Europe, mais à 20 ou 21, un joueur en Europe a déjà joué beaucoup de matchs avec l’équipe de réserve et a déjà des repères au fur et à mesure de la saison, même si le niveau est plus bas. »

Pour le pilote du Bleu-blanc-noir, ses jeunes joueurs vont progresser plus rapidement en jouant plus souvent même si le niveau est inférieur.

« Par expérience, je sais qu’un joueur qui est sur le banc quatre mois, cinq mois ou six mois, quand vous lui faites enchaîner trois ou quatre matchs de 90 minutes au plus haut niveau, c’est difficile. »

« Ce ne sont pas du tout des sanctions, c’est essayer de gérer le mieux possible le potentiel des joueurs. »