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Le professeur accusé de porno juvénile libéré sous caution

GEN - ÉCOLE STANISLAS DEVANTURE OUTREMONT
Photo Martin Alarie

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Un professeur d’éducation physique accusé d’avoir distribué de la pornographie juvénile a été remis en liberté sous caution, vendredi, mais il peut faire une croix sur l’enseignement.

« Vous ne pourrez pas avoir d’emploi rémunéré vous mettant en relation de confiance avec des jeunes de moins de 16 ans », a expliqué la procureure à la Couronne, dans le dossier de Denis Tiffou au palais de justice de Montréal.

Le professeur Denis Tiffou enseigne l’éducation physique et sportive au Collège Stanislas de Montréal depuis de nombreuses années.
Photo tirée de Facebook
Le professeur Denis Tiffou enseigne l’éducation physique et sportive au Collège Stanislas de Montréal depuis de nombreuses années.

L’accusé de 50 ans, qui a enseigné au collège privé Stanislas tant au primaire qu’au secondaire, semblait dépité lors de son passage en cour. Il est accusé de distribution de pornographie juvénile, ainsi que d’y avoir accédé et d’en avoir eu en sa possession.

Aucun antécédent

« C’est normal qu’il soit ébranlé, on parle d’un monsieur qui n’a pas d’antécédents judiciaires et qui vient de passer des nuits en prison, a commenté son avocat Michael Morena. Les accusations vont avoir un impact sur sa vie professionnelle. »

En plus d’arrêter son emploi, Tiffou s’est vu interdire d’être en contact avec des mineurs ou de se trouver dans des parcs, piscines ou centres communautaires. Et jusqu’à la fin des procédures, il sera coupé d’internet. Ses proches devront déposer une caution de 1000 $.

Selon nos informations, Denis Tiffou a été pincé lorsqu’il aurait téléchargé de la pornographie juvénile sur un site surveillé par la Gendarmerie royale du Canada. En perquisitionnant à son domicile, les policiers auraient trouvé des milliers d’images illicites dans son ordinateur.

Avisé par la police

Contacté par Le Journal, le proviseur du collège Stanislas dit avoir été avisé de l’affaire par les policiers et ajoute que la direction de l’établissement allait leur « laisser le soin de faire enquête ».

« En attendant, des mesures appropriées à de telles circonstances sont déjà appliquées », a dit le directeur Philippe Warin, sans donner plus de détails.
 

– Avec la collaboration de Claudia Berthiaume