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Ouellet répond à une question de son attachée politique

Aucun journaliste sur place lors d’un point de presse

Assemblée nationale
Capture d'écran Le 22 février dernier, la députée a tenu une conférence de presse à laquelle aucun journaliste n’a assisté. 

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Le « transparlementarisme » attire si peu les journalistes à Québec que la députée Martine Ouellet en a été réduite à répondre à une question d’une employée politique lors d’un récent point de presse à l’Assemblée nationale, ce qui est pourtant interdit.

Depuis qu’elle est devenue chef du Bloc québécois, Martine Ouellet tient régulièrement des points de presse à l’Assemblée nationale (où elle est également députée) afin de se prononcer sur des sujets qui concernent à la fois Québec et Ottawa. La députée de Vachon a nommé cette approche « transparlementarisme ».

Mais les points de presse de la chef bloquiste ne font pas courir les journalistes sur la colline Parlementaire à Québec. Généralement, un ou deux correspondants parlementaires y assistent.

Parfois, comme le 8 décembre, Martine Ouellet s’adresse uniquement à la caméra, sans journalistes dans la pièce.

Question sur la langue

La députée n’est évidemment pas la première élue à convoquer une conférence de presse à laquelle aucun journaliste ne participe. L’ex-députée de Québec solidaire, Françoise David, s’est adressée plusieurs fois à la caméra devant une salle vide.

Mais le 22 février, la députée a tenu un point de presse à la salle Bernard-Lalonde pour dénoncer la demande faite au CRTC par l’organisme English Language Arts Network de consacrer 10 % du budget de Télé-Québec à du contenu anglophone.

Devant l’absence de journalistes dans la salle, l’attachée politique de la chef bloquiste, Nathaly Dufour, a lancé une question pour savoir si le refus du gouvernement Couillard « d’appliquer l’article 11 de la loi no 104 qui a été adoptée il y a 16 ans, qui fait du Québec un bilinguisme institutionnel, incite les anglophones à en demander toujours plus ».

Or, seuls les journalistes accrédités sont autorisés à participer aux points de presse. L’échange a été enregistré dans les transcriptions de l’Assemblée nationale et la vidéo a été partagée sur la page Facebook de Martine Ouellet.

Erreur

Invitée à s’expliquer, Nathaly Dufour assure qu’elle a posé la question de sa propre initiative et que la chef bloquiste ne lui en avait pas donné la directive. « Je ne savais pas que je n’avais pas le droit », explique l’ex-présidente intérimaire d’Option nationale et ex-journaliste culturelle.

Après le point de presse, Martine Ouellet l’a avisée que les employés politiques ne devaient pas poser de questions durant les points de presse. « Elle n’était pas super contente, mais elle a compris que je ne le savais pas », conclut Nathaly Dufour.