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Un ado de 14 ans lance des balles rapides à 90 MPH et attire l'attention des ligues majeures

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Un lanceur québécois de 14 ans attire l’attention de plusieurs équipes du baseball majeur alors que sa balle rapide atteint une vitesse de 90 miles à l’heure.

Simon Lusignan est un des rares jeunes de son âge à pouvoir lancer la balle à cette vitesse.

Six équipes du baseball majeur, dont les Yankees, les Phillies et les Padres, ont envoyé chacun un dépisteur à Montréal pour voir l’ado de 6 pieds 4 pouces lancer le 19 février.

« C’est excitant de lancer devant des dépisteurs. Mais je n’étais pas trop nerveux. Ça s’est bien passé », a dit l’adolescent.

Exploit hors du commun

Tous ses lancers ont oscillé entre 87 et 90 miles à l’heure, un exploit hors du commun pour un adolescent de son âge selon le superviseur de l’est du Canada et des États-Unis pour les Phillies de Philadelphie, Alex Agostino.

« Je ne me souviens pas la dernière fois que plusieurs recruteurs sont venus au Québec voir lancer un gars de 14 ans. Il a un bon potentiel », a expliqué Alex Agostino, qui est dépisteur depuis 1995.

Habituellement, les équipes vont commencer à suivre les jeunes de 14 ans qui lancent la balle à 84 ou 85 miles à l’heure. Lusignan est donc en avance sur les autres de son âge.

Les Yankees de New York, les Phillies de Philadelphie et les Padres de San Diego sont notamment des équipes du baseball majeur qui s’intéressent au jeune Simon Lusignan.
Photo Martin Chevalier
Les Yankees de New York, les Phillies de Philadelphie et les Padres de San Diego sont notamment des équipes du baseball majeur qui s’intéressent au jeune Simon Lusignan.

« Il me reste encore beaucoup de travail avant d’atteindre les ligues majeures. Je travaille fort et je garde les deux pieds sur terre », a dit Simon Lusignan, qui est considéré comme l’un des 20 meilleurs espoirs au Canada chez les moins de 16 ans.

Même si elles sont intéressées, il est impossible pour les équipes du baseball majeur de faire signer une entente à un joueur comme Lusignan, en raison de son jeune âge.

« Les équipes peuvent nous demander des informations personnelles pour suivre son développement, mais elles ne peuvent lui faire signer aucun contrat. Il est trop jeune », a expliqué Daniel Lusignan.

Contre des plus vieux

Simon Lusignan a évolué l’été dernier dans le midget AAA, une ligue qui regroupe les meilleurs joueurs québécois de 16 à 18 ans.

Il pourrait bien faire partie de l’équipe canadienne des moins de 19 ans l’hiver prochain.

Le rêve américain

Il n’y a pas qu’au baseball où le jeune artilleur droitier excelle. Simon Lusignan est aussi premier de classe dans son programme de sport-études profil baseball à l’école secondaire De Mortagne, à Boucherville. En janvier, il a rejoint le programme de l’Académie de baseball du Canada (ABC) regroupant les meilleurs joueurs de 16 à 21 ans.

Dès le mois de juin, l’artilleur droitier pourra entamer ses démarches auprès des universités américaines afin de se joindre à la NCAA dès qu’il aura obtenu son diplôme d’études secondaires au Québec.

« J’ai deux rêves. Mon premier est de jouer en Division 1 aux États-Unis pour l’Université de la Californie et mon deuxième rêve serait d’atteindre le baseball majeur », a-t-il dit.

Le lanceur droitier devra toutefois attendre jusqu’à ses 17 ans avant d’espérer voir son nom être appelé lors du repêchage du baseball majeur qui se tiendra en juin 2020.

Une longue route vers les ligues majeures

Photo Martin Chevalier

Simon Lusignan est conscient que la route pour atteindre les ligues majeures risque d’être longue et sinueuse, mais il avoue être prêt à tout faire pour atteindre son rêve.

Contrairement au hockey, il y a beaucoup plus d’étapes à franchir avant d’atteindre le plus haut niveau dans le baseball et le nombre de joueurs qui veulent y arriver est plus grand.

« Je suis conscient que c’est difficile de se rendre au sommet. Je travaille sur mes objectifs chaque jour », a fait savoir celui qui s’entraîne 17 heures par semaine.

Dans la cour des grands

En janvier dernier, Simon Lusignan a intégré les rangs de l’Académie de baseball du Canada (ABC) qui regroupe les meilleurs espoirs québécois de 16 à 21 ans, et ce, même s’il n’a que 14 ans.

Son équipe et lui affronteront les équipes de la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJÉQ) et les collèges américains dès le mois de mai.

« C’est intimidant de lancer contre des gars six ans plus vieux, mais si je suis ici, c’est que je suis capable », a-t-il expliqué.

Repêchage en 2020

Selon la réglementation du baseball majeur, Simon Lusignan pourrait être réclamé à 17 ans par une équipe lors du repêchage de 2020.

L’adolescent qui aura 15 ans le 27 mars prochain préfère ne pas y penser pour le moment.

« Chaque fois que j’atteins un niveau supérieur, je me fixe de nouveaux objectifs pour atteindre le prochain. C’est une étape à la fois », a-t-il ajouté.

Une fois son diplôme d’études secondaires obtenu dans deux ans, il entend prendre la direction de l’Université de la Californie pour poursuivre ses études lui qui voudrait être policier si son rêve de joueur de baseball ne se réalisait pas.

Le nouveau Phillippe Aumont

Il n’y a pas une semaine qui passe sans que l’adolescent de 14 ans ne soit comparé au lanceur québécois Phillippe Aumont, qui a été repêché en première ronde par les Mariners de Seattle en 2007, mais qui n’a pas eu la carrière espérée. Une situation que le jeune homme trouve flatteuse.

Selon le dépisteur des Phillies de Philadelphie Alex Agostino, la comparaison est boiteuse puisque le développement des deux joueurs est fort différent.

« [Phillippe] Aumont évoluait dans le bantam A à 14 ans. Il s’est développé sur le tard vers 17, 18 ans, alors que Simon Lusignan a évolué dans le midget AAA l’été dernier à 14 ans », a nuancé Agostino qui connaît bien Phillippe Aumont, porte-couleurs des Phillies de Philadelphie de 2012 à 2015.