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Fugitif extradé pour violence et cruauté animale

Wesley Teixeira-Desouza
Photo courtoisie de la cour Wesley Teixeira-Desouza, Accusé

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Un fugitif américain arrêté au Québec a finalement accepté d’être extradé aux États-Unis, où il sera jugé pour avoir tué son Yorkshire-Terrier et battu sa femme lors d’une chicane familiale.

« Je renonce à [l’audience] sur extradition, j’ai été informé que je serai transféré sans délai vers les États-Unis », a déclaré Wesley Teixeira-Desouza au palais de justice de Montréal.

L’Américain de 39 ans était recherché au Connecticut, où il fait face à une série d’accusations pour des événements qui seraient survenus en mai dernier.

Excès de rage

Le jour du drame, Teixeira-Desouza était rentré chez lui saoul, tard le soir, indique des documents de cour.

« Elle (sa femme) a dit qu’il dormirait sur le sofa, ce qui a fâché [l’accusé] », peut-on lire dans les documents de la justice américaine.

Une dispute aurait alors éclaté et leur petit chien aurait commencé à aboyer. Fou de rage, Teixeira-Desouza l’aurait attrapé pour le projeter sur le plancher.

« Il a à nouveau saisi le chien pour le balancer contre un four, puis l’a attrapé une troisième fois pour l’écraser contre la porte d’une chambre », indique le document.

Teixeira-Desouza aurait alors menacé de mort sa femme en l’agrippant par la gorge. C’est leur fils de 12 ans, témoin de la scène d’horreur, qui a sauvé sa mère en frappant son père avec un bâton.

Fuite

Lorsque les policiers sont arrivés à la résidence familiale, l’Américain avait déjà fui la scène, après avoir jeté le chien mort dans les poubelles.

Il a été arrêté et accusé d’étranglement, de menaces, de méfait et de cruauté animale.

L’accusé avait néanmoins été relâché sous caution, à condition de ne pas communiquer avec les victimes, ce qu’il aurait fait juste après sa sortie de détention préventive.

Et au lieu d’attendre tranquillement son procès, Teixeira-Desouza a fui vers le Canada. Il a franchi illégalement la frontière avant d’être arrêté. Placé en détention, il a tenté en vain d’être renvoyé dans son Brésil natal.

Cela lui aurait permis de faire faux bond à la justice américaine, puisque même si le Brésil et les États-Unis ont un accord d’extradition, le pays d’Américaine latine ne déporte pas ses ressortissants.

« Il est donc vraisemblable de croire que les États-Unis perdraient la trace de l’intéressé s’il est renvoyé au Brésil », pouvait-on lire dans le dossier d’extradition.