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La loi de l’attraction

La loi de l’attraction
Illustration Nathalie Samson

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Je vous écris cette semaine de la ville d’Edmonton, où j’anime un festival réunissant des humoristes francophones d’à travers le pays. Petit séjour de 3 jours qui fait du bien. De toute façon, prendre l’avion me fait toujours plaisir, peu importe la destination.

Dès que je suis arrivé dans la grande ville du Nord albertain, j’ai fait ce que je fais tout le temps : j’ai mis mes running pour aller courir. Je me sers souvent de ces escapades pour apprécier les belles choses qui m’arrivent et dire merci tout en chassant mes préoccupations de ma tête.

Le lendemain, en me dirigeant vers le YMCA pour aller nager, mon cellulaire sonne juste comme j’étais sur le point de payer l’admission. Au bout du fil, c’était mon chum et gérant d’artistes Michel Grenier :

– Max ! Y’a une game des Oil Kings contre Medecine Hat (équipe de la Ligue Junior de l’Ouest) à 11 h 30, ce matin, car c’est un match spécial pour les écoles primaires de la ville d’Edmonton.

Trop hot ! Je pensais que le match était en soirée en même temps que mon show, et comme vous le savez peut-être, un voyage pour moi n’est pas complet si je n’ai pas assisté à une rencontre sportive quelconque.

En route vers le Roger’s Arena, juste comme on est sur le point d’aller s’acheter des billets, j’entends : « Aye, Maxim Martin ! ». Drôle de se faire reconnaître dans une ville où je ne suis nullement connu. Éric, professeur dans une école francophone du coin nous fait la jasette et finit par dire :

– Avez-vous vos billets pour la game ?

– Non, on allait justement les acheter.

– J’en ai de trop, ça me fait plaisir de vous les offrir.

Dans le temps de le dire, nous voilà assis parmi des milliers de jeunes, bourrés de sucre, qui sautent partout.

Âge mental : 4 ans

Comme il y avait quand même des places libres un peu partout, j’ai suggéré aux boys d’aller s’asseoir ailleurs pour avoir des points de vue différents de l’aréna.

On demande au service à la clientèle si c’est possible de changer nos billets en jouant la carte des touristes en ville. Louise, la superviseure qui passait par hasard, entend notre histoire et nous dit : « J’ai des billets de saison dans une section qui devrait faire votre affaire ».

On s’est tous esclaffés de rire lorsqu’on a réalisé que nous étions maintenant assis dans les loges corporatives.

Des vrais ti-culs de 4 ans dans un carré de sable.

Quelle journée parfaite, je me suis dit. Pourrait pas aller mieux, jusqu’à ce que j’arrive dans ma loge et que je vois que l’organisation du festival m’a fait l’immense cadeau d’un chandail authentique des Oilers, brodé du nom de Leon Draisaitl.

Sérieux, j’avais l’impression d’avoir frotté une bouteille et qu’un génie en était sorti.

Gratuit

Le lendemain, je suis allé déjeuner tôt avant de reprendre ma baignade avortée la veille. Deux minutes plus tard, je vois Michel arriver avec son frère, l’humoriste Daniel Grenier, anciennement des Chick and Swell. On se met à jaser de ces belles coïncidences de vie.

Je les quitte pour me diriger à la piscine du YMCA en me demandant combien de temps ma bonne fortune allait durer. En arrivant à la réception, on me dit que c’est 15 $ et on me demande une carte d’identité. Juste comme je sors mon permis de conduire, j’entends le jeune homme derrière le comptoir me dire : « Bah, y est de bonne heure, ça me tente pas d’ouvrir le système. Allez-y et bonne baignade gratuite ».

Et voilà, j’avais ma réponse. Tant que tu apprécies ce qui t’arrive, la vie te dit : Bienvenue !