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Ruée vers les quarts

Quatre passeurs en compétition au sommet du repêchage

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Photo d'archives, AFP Sam Darnold

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INDIANAPOLIS | À seulement sept reprises dans l’histoire du repêchage de la NFL, au moins quatre quarts-arrière ont été choisis au premier tour la même année. C’est le scénario qui se profile avec une cuvée qui regorge autant de talent que de questionnements, entre Sam Darnold, Josh Rosen, Josh Allen et Baker Mayfield.

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<b>Josh Rosen</b>
Photo d'archives, AFP
Josh Rosen

Cette position cruciale suscite énormément d’intérêt au Combine, à Indianapolis, puisque plusieurs équipes sont à la recherche du sauveur qui transformera leur destin. Et pour la première fois depuis 2012, il est à tout hasard garanti que quatre élus seront appelés sur l’estrade à Dallas, au début de la première ronde, le 26 avril.

C’est sans compter que d’autres espoirs comme Mason Rudolph (Oklahoma State) et Lamar Jackson (Louisville) pourraient même se greffer au lot. Une seule fois, lors de la célèbre cuvée de 1983, six quarts-arrière ont trouvé preneur au premier tour.

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<b>Josh Allen</b>
Photo d'archives, AFP
Josh Allen

Ce qui complique le portrait, c’est que le millésime 2018 ne fait pas consensus, malgré le talent qui abonde.

Le doute plane

Darnold (USC) a été trop souvent une machine à revirements. Rosen (UCLA) est dépeint comme un jeune privilégié qui n’a pas forcément le feu sacré. Allen (Wyoming), malgré son bras canon, vient d’un programme peu réputé et n’a complété que 56,2 % de ses passes. Mayfield (Oklahoma) affiche l’aura du gagnant, mais certains expriment des réserves sur son attitude et sa stature (6 pieds).

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<b>Baker Mayfield</b>
Photo d'archives, AFP
Baker Mayfield

« Ce qui me distingue, c’est ma façon de jouer sous pression. Rendu à ce stade-ci, j’ai trois années d’expérience bien documentées en vidéo. Ma grandeur n’a aucune importance. Je pense que j’ai moins de passes rabattues que tous les quarts ici », a lancé Mayfield, le premier à s’exprimer sous les projecteurs, vendredi.

Ce dernier n’est pas le seul à croire en ses chances malgré le scepticisme qui survient inévitablement dans le processus menant au repêchage.

« Je pense que je suis le meilleur quart-arrière ici », a tranché Rosen. Je peux identifier les défensives et placer le ballon exactement au bon endroit en prenant des décisions rapides. Nous sommes tous des compétiteurs et chacun des autres quarts-arrière devrait penser de la sorte », a-t-il continué.

Quant à la perception qui lui colle à la peau, selon laquelle il ne montre peut-être pas la passion nécessaire pour pratiquer son futur métier au plus haut niveau, Rosen a tenté de dissiper les doutes.

« Si nous n’aimions pas le football, nous n’en serions pas là aujourd’hui, peu importe notre talent. J’aime le football de tout mon cœur et de toute mon âme », a-t-il prêché.

Ses propos ont fait écho à ceux de Allen, qui estime que son ardeur à la tâche le distinguera de ses acolytes.

« Je crois que je suis le meilleur, absolument ! Je ne veux pas paraître prétentieux, mais si tu ne penses pas de cette façon, tu n’as pas d’affaire ici », a-t-il fait valoir, en mentionnant que le rang de sélection des quatre quarts-arrière importera peu en fin de compte.

« C’est un rêve comme les autres d’être choisi en premier, mais ce qui fait que tu peux amener une organisation vers de multiples championnats, c’est le travail. Et j’ai toujours été quelqu’un de très travaillant. »

Darnold prudent

Si les autres espoirs de premier plan se sont affirmés avec confiance, Darnold a paru plus modéré dans son approche.

« Ce n’est pas à moi de déterminer qui est supérieur. Je suis ici pour démontrer aux équipes qu’elles devraient me repêcher. Le défi de changer le cours d’une franchise est une lourde commande, mais j’ai bon espoir d’y arriver. Je ne saurai pas ce qu’il en est tant que je ne serai pas en position de le faire » a-t-il lancé.

Les quarts-arrière se soumettront à la plupart des tests physiques aujourd’hui, mais Darnold a confirmé qu’il ne se prêterait pas aux exercices de passes.

TESTS AU COMBINE: Barkley casse la baraque

On vous parlait vendredi du porteur Saquon Barkley (Penn State) et de son potentiel de devenir un talent rare... Dans le cadre des tests physiques du Combine, le porteur a certainement renforcé cette notion avec des résultats formidables. Malgré sa charpente de 230 lb, il a couru les 40 verges en 4,4 s. Au développé couché (bench press), il a soulevé 29 fois une charge de 225 livres, ce qui surpasse la performance de plusieurs géants de la ligne offensive et qui démontre l’étendue de sa force. D’autres porteurs ont marqué des points, notamment le redoutable Derrius Guice (LSU), auteur d’un chrono de 4,49 s.

QUART OU RECEVEUR ? Lamar Jackson sans équivoque

Au cours des derniers jours, plusieurs rumeurs ont circulé selon lesquelles l’électrisant quart-arrière Lamar Jackson (Louisville), aurait reçu la requête de s’entraîner comme receveur de la part d’équipes de la NFL. Décontracté au maximum devant les médias vendredi, l’athlète hors pair a maintes fois explosé de rire et a mis les choses au clair : « Personne ne m’a demandé ça, je ne sais pas d’où ça vient. Je suis strictement un quart-arrière. Je ne serai pas un receveur. C’est fou, ça ! Je pense que j’ai fait de l’excellent travail comme quart-arrière », a-t-il rigolé.

INSUCCÈS EN PREMIÈRE RONDE: Pas facile pour les receveurs

Les trois dernières années au repêchage ont donné des résultats plus que mitigés pour les receveurs sélectionnés en première ronde. Il est encore trop tôt pour juger la cuvée 2017, mais Corey Davis, Mike Williams et John Ross ont vécu des saisons recrue à oublier en raison de blessures, notamment. En 2016, les quatre receveurs sélectionnés au premier tour tardent toujours à se faire valoir. En 2015, pas moins de six receveurs ont été sélectionnés à la ronde initiale, et du lot, seuls Amari Cooper et Nelson Agholor ressortent. La cuvée actuelle montre quelques noms intéressants, avec Calvin Ridley (Alabama) en tête de liste au premier tour. « Je pense que l’équipe qui me choisira héritera d’un partant dès le jour 1. Je ne veux pas sonner prétentieux, je suis humble, mais je crois que je peux jouer dès le départ », a-t-il prédit.

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