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Saviez-vous qu’Our Lady Peace avait un nouvel album?

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Si, à une certaine époque, un nouvel album d’Our Lady Peace était un événement pancanadien, la parution est aujourd’hui reléguée aux brèves de sites spécialisés (croyez-moi, j’ai fait le test).

Our Lady Peace - Somethingness

★★

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Dumas et Maida, même combat

« Je ne suis plus dans mon peek », notait Dumas, la semaine dernière, en entrevue avec Le Journal. « Mes belles années ont été dans la vingtaine. [...] Aujourd’hui, tu penses à ça et c’est fou. » Idem pour Raine Maida et ses compatriotes qui, outre une participation surprenante en première partie du récent concert de Guns N’ Roses à Montréal, se sont faits plutôt discrets depuis la débandade qu’était Curve (2012), un album pop-rock flirtant avec le new wave qui semble avoir été essentiellement inspiré par le succès de The Killers.

Ce qui nous mène à Somethingness, un LP où l’essence d’Our Lady Peace est de plus en plus insaisissable.

Presque du karaoké

Quelque part entre les inclinaisons pop rock de stades de Coldplay et des récentes ambitions musicales de U2 et même de Muse, Our Lady Peace propose un album bien foutu et quand même accrocheur (voire trop prévisible). Ça, c’était les fleurs. Le pot, plus massif, est forgé à même ces références où on perd l’essence du groupe derrière ces chansons. Sans blague, Somethingness aurait pu être enregistré par n’importe qui et, surtout pas, un combo phare canadien qui a plus d’un quart de siècle d’expérience.

Bref, au risque de verser dans le cliché : Somethingness est pour les fans – inconditionnels, voire fanatiques – seulement.

The Breeders - All Nerve

★★★

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Une décennie après la parution de l’excellent Mountain Battles, le groupe rock alternatif refait surface avec un album cruellement propre et mollasson. Sans s’attendre à un retour nostalgique au grunge, Kim Deal et ses collègues nous ont tout de même habitués à des pièces plus risquées. Surabondances de ballades et de chansons lancinantes, donc, qui sapent tout l’aplomb des textes de Deal. Bon, mais malheureusement pas renversant.

Andrew W.K. - You’re Not Alone

★★ ½

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Tout comme les Breeders, le pape du party a attendu 10 ans avant de lancer un nouvel album. Après une réédition d’un LP – fort satisfaisant d’ailleurs – paru qu’en Asie, Andrew W.K. revient aux sources : le rock aussi fromagé que grandiloquent... et à double tranchant. Pour les néophytes, You’re Not Alone peut sembler être une parodie, voire une joke. Pour les fans du personnage, cette nouvelle fournée d’Andrew W.K. sent malheureusement le réchauffé et est pauvre en succès.

Stephane Moraille - Daïva

★★★

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Révélée au grand public par son interprétation du refrain du cultissime Drinking In L.A., Stephane Moraille propose cette année un nouvel album – qui parait plus de 20 ans après le fameux hit de Bran Van 3000 – confirmant qu’elle n’est pas la chanteuse que d’un tube. Combinant des éléments de pop (un peu trop bonbon, d’ailleurs), disco et, surtout, soul (son timbre fait même écho à celui de Nina Simone par moments), Moraille et son équipage dévoilent une œuvre en dents de scie, mais portée par une voix forte et efficace. Bref, c’est satisfaisant!

Coup de coeur


Feu doux - Feu doux

★★★★

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Album surprise d’un nouveau duo réunissant Stéphane Lafleur (Avec pas d’casque) et Christophe Lamarche-Ledoux (Chocolat, Organ Mood et une myriade d’autres collaborations), Feu doux est une œuvre homonyme qui, malgré l’humilité qui l’entoure (en entrevue avec Le Devoir, les compères confient que Feu doux fait de la musique instrumentale qui « caresse l’attention »), captive qui veut bien s’y attarder. Les fans de Brian Eno, voire de Vangelis, devraient adorer.