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Un premier roman dérangeant

Débâcle
Lize Spit,
Éditions Actes Sud,
432 pages
Photo courtoisie Débâcle Lize Spit, Éditions Actes Sud, 432 pages

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En Flandre, c’est le gros best-seller de l’heure. À notre tour de le découvrir !

À Bovenmeer, petit village flamand où tous les commerces peuvent être énumérés en moins de 15 secondes, on les a longtemps appelés « les trois mousquetaires ». Eva, Pim et Laurens ont en effet été les seuls bébés à voir le jour en 1988 et pour pouvoir les accueillir, l’unique école du coin a dû improviser spécialement à leur intention un système de classe annexe. Alors, partout où l’un allait, les autres suivaient, et ce, été comme hiver. Du moins, jusqu’en 2002...

Cette année-là, les deux garçons du trio commenceront à s’intéresser beaucoup plus sérieusement aux filles et Eva, qui vient à peine d’entrer dans l’adolescence sans trop savoir comment mettre ses premiers tampons, aura bientôt l’impression d’être la troisième roue du carrosse. Une impression qui se confirmera très vite lorsque Pim et Laurens la pousseront à participer à un jeu particulièrement cruel.

13 ans plus tard

Enseignant aujourd’hui les arts plastiques à Bruxelles, Eva n’a pas réussi à oublier le terrible été de ses 14 ans. Et lorsque Pim lui enverra une invitation censée souligner le 30e anniversaire de son défunt frère aîné, Eva s’empressera de reprendre le chemin de son village natal avec un énorme bloc de glace dans le coffre de sa voiture... la vengeance étant un plat qui se mange froid.

Oscillant constamment entre le passé et le présent, cette sombre histoire décrit sans ambages pourquoi certains épisodes de l’adolescence peuvent parfois laisser des cicatrices nettement plus profondes et douloureuses que celles des boutons d’acné.

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE

La fissure

Jean-Paul Didierlaurent, 
Éditions Au diable vauvert,
616 pages
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Jean-Paul Didierlaurent, Éditions Au diable vauvert, 616 pages

 

 

Xavier Barthoux, la cinquantaine bien sonnée, est représentant de commerce dans une entreprise de nains de jardin et il a tout pour être heureux. Même une maison de campagne dans les Cévennes ! Mais le jour où il ­découvre une fissure sur l’un de ses murs extérieurs, sa vie change du tout au tout. Une histoire divertissante et pleine d’humour.

La voix cachée

Parinoush Saniee, 
Éditions Points, 
288 pages
Photo courtoisie
Parinoush Saniee, Éditions Points, 288 pages

 

 

L’an dernier, ça a été l’un de nos romans préférés. Parce que l’histoire est magnifiquement racontée et surtout, parce qu’elle nous confronte à la très dure réalité de Shahaab, un petit Iranien de quatre ans qui n’a encore jamais prononcé le moindre mot. Ce qui explique pourquoi la plupart des membres de sa famille ont commencé à se comporter avec lui comme s’il était un parfait imbécile...

En camping-car

Ivan Jablonka, 
Éditions du Seuil, 
192 pages
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Ivan Jablonka, Éditions du Seuil, 192 pages

 

 

Jusqu’à l’âge de 16 ans, l’historien Ivan Jablonka – auteur de Laëtitia ou la fin des hommes, prix Médicis 2016 – a passé toutes ses vacances d’été à bord d’un combi Volkswagen. Avec sa famille, il a ainsi sillonné plusieurs pays du bassin méditerranéen et traversé les États-Unis. Trente ans plus tard, il relate de façon vivante tous les souvenirs qu’il en garde.

Mamans du monde

Ania Pamula et 
Dorothée Saada, 
 Éditions First, 
252 pages
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Ania Pamula et Dorothée Saada, Éditions First, 252 pages

 

 

Une manière sympa de souligner la Journée internationale des femmes. Des mamans originaires d’une quarantaine de pays nous permettent de découvrir toutes leurs traditions entourant la grossesse et l’accouchement, leurs remèdes miracles et la façon dont elles ont l’habitude de prendre soin de leurs enfants. En Mongolie, par exemple, on donne du fromage très dur aux bébés qui font leurs dents !

Un univers glauque

Fausses promesses
Linwood Barclay
Aux Éditions Belfond, 
512 pages
Photo courtoisie
Fausses promesses Linwood Barclay Aux Éditions Belfond, 512 pages

 

Afin de pouvoir consacrer quotidiennement plus de temps à son fils de neuf ans, David Harwood prendra, sans le savoir, l’une des pires décisions de sa vie : abandonner son accaparant poste d’éditeur au Boston Globe pour retourner vivre dans la petite bourgade où il a grandi, le Standard de Promise Falls recrutant de nouveaux journalistes. Un boulot peinard qui aurait pu lui permettre de jouer un peu mieux son rôle de père célibataire si, quelques jours après son arrivée, le Standard n’avait pas officiellement fermé ses portes.

Du coup, en attendant de se ­trouver un autre travail, David n’aura pas d’autre choix que de s’installer chez ses parents et... d’épauler chaque fois que c’est possible l’inspecteur Barry Duckworth.

Bienvenue en enfer !

Sous des dehors relativement tranquilles, Promise Falls porte en effet très bien son nom, les chutes qu’elle promet commençant à provoquer bien des remous. En allant porter des plats maison à sa cousine Marla, dont la santé mentale vacille sérieusement depuis la mort de l’enfant qu’elle portait, David découvrira par exemple qu’un ange lui a confié la garde d’un bambin de 10 mois. Et pendant que l’inspecteur Duckworth se rendra dans un parc des environs parce que 23 gros écureuils y ont été pendus, David tombera ensuite sur le corps d’une femme sauvagement mutilée...

Avec le premier tome de cette trilogie, Linwood Barclay nous invite à débarquer dans un univers presque aussi glauque et déstabilisant que celui de Twin Peaks.