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Violente tempête aux États-Unis: des conditions propices à la création d’une bombe météo

Violente tempête aux États-Unis: des conditions propices à la création d’une bombe météo
AFP

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Les conditions nécessaires à la création d’une bombe météo étaient réunies, observe le météorologue Gilles Brien, au lendemain d’une tempête meurtrière qui a frappé les États-Unis vendredi.

Plus de 100 mm de pluie et entre 30 et 40 cm de neige se sont abattus sur la côte Est américaine vendredi; les vents ont atteint 160 km/h dans certains secteurs. «Vous ne pouvez pas vous tenir debout à l’extérieur, vous allez vous envoler», souligne l’expert.

Pour en arriver à cette situation, il faut des conditions météo particulières : l’air doit être très froid sur le continent et très chaud dans l’Atlantique. On obtient ainsi une bombe météo, l’équivalent hivernal de l’ouragan.

«Ce sont des dépressions qui sont explosives, a fait remarquer M. Brien, en entrevue au Québec Matin. Elles vont se former très rapidement : quand une dépression va se creuser de 24 millibars en 24 heures, c’est la définition d’une bombe météo. C’est ce qui s’est produit hier.»

Plus d’un millier de vols et de voyages ferroviaires ont été perturbés par la météo. Au moins cinq personnes ont perdu la vie, la plupart ayant été atteintes par des arbres ou des branches.

«Quand les vents se mettent de la partie avec les tempêtes, ce ne sont pas eux qui sont désastreux, ce sont les objets qui sont propulsés par ces vents violents. On en a encore la preuve avec cette tempête.»

Des inondations sont aussi survenues dans les secteurs côtiers : les marées étaient très élevées en raison de la pleine lune. Un record a d’ailleurs pratiquement été atteint à Boston.

Le pire est passé

Samedi matin, on pouvait dire que le pire était passé. Des vents oscillant entre 80 et 90 km/h étaient encore enregistrés sur la côte Est.

«La dépression intense qui a ravagé la côte Est se trouve présentement dans l’océan Atlantique, au large de Cape Cod, explique M. Brien. C’est terminé, mais il y a encore beaucoup de vents.»

Certains restes de la bombe ont atteint le Québec : des vents soufflant entre 30 et 60 km/h étaient enregistrés dans les secteurs près du fleuve Saint-Laurent.